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La guerre de la sole aura-t-elle lieu à Bruxelles ?

Dernière mise à jour le mercredi 18 décembre 2013

Article paru
sur le site "[Le Figaro>http://www.lefigaro.fr/
]" - 16 Décembre 2013
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Les négociations du Conseil européen de la pêche s’annoncent très serrées. En jeu, les quotas de captures, espèce par espèce. En France, la sole, le cabillaud et l’églefin sont dans la ligne de mire. Réponse dans la nuit de mardi à mercredi.
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Les ministres européens de la Pêche entrent ce lundi dans le dernier round des négociations de la prochaine politique commune de la pêche (PCP), qui entrera en vigueur le 1er janvier 2014, pour les dix ans à venir. Au menu des discussions, les quotas de pêche par espèce par espèce, encore appelé dans le jargon communautaire TAC (Total autorisé de capture). « L’idée est de trouver un équilibre entre les ressources disponibles en poissons, sans remettre en cause les espèces et la situation économique des pêcheurs, indique-t-on auprès du ministre délégué de la Pêche et de la Mer, Frédéric Cuvillier. Les négociations risquent d’être très serrées et devraient se poursuivre tard dans la nuit de mardi à mercredi.

Pour la France, l’enjeu de ce conseil européen porte sur trois espèces majeures : la sole, le cabillaud et l’églefin (haddock, s’il est fumé). « Actuellement nous avons un quota de 4100 tonnes sur la sole, l’espèce phare du golfe de Gascogne (entre Belle Ile et Arcachon) et la Manche ouest, explique au Figaro José Jouneau, 1er vice-président du Comité national des pêches. Nous voudrions garder ce niveau ». Ce quota oblige déjà la France à importer des soles des Pays-Bas, « la demande sur le marché hexagonal étant supérieure d’un bon tiers à l’offre française », selon un armateur des Sables d’Olonne.
La commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki, ne l’entend pas de cette oreille. Elle plaide pour une réduction de la capture des soles de 37% à 45% en mer d’Irlande. Cela devrait pousser les deux leaders européens de la pêche, respectivement l’Espagne et la France, à faire front commun pour défendre leur quota respectif. Bruxelles milite aussi, toujours au vu des travaux des scientifiques, pour des baisses respectives de 33% et 75% pour les captures de cabillaud et d’églefin dans l’Atlantique et la mer du Nord. Selon la Commission, « les stocks de cabillauds de la mer d’Irlande et du Kattegat (entre le Danemark et la Suède) continuent d’être dans un état déplorable ».
Adapter les techniques de pêche

En revanche pour le merlu, dont les ressources se seraient reconstituées selon les travaux des scientifiques, les quotas pourraient augmenter de 49%. Mais la demande des consommateurs est faible sur ce poisson. A titre de comparaison le prix de retrait du merlu, à la criée, s’élève à 2,50 euros le kilo, contre 10 euros le kilo pour la sole. Il s’agit du prix payé au pêcheur par les organisations professionnelles lorsqu’il n’y a pas de preneurs.

Cette négociation a déjà permis d’obtenir deux accords politiques cette année entre la Commission et le parlement européen, qui précisent deux points majeurs :

- Les rejets à la mer d’espèces non commercialisables ne seront plus autorisés, sauf à titre exceptionnel et dans une limite de 5% de la quantité pêchée (les États membres devront demander une autorisation à la Commission). Jusqu’alors, les rejets représentaient jusqu’à 25% des prises de l’UE. Les pêcheurs se sont engagés à avoir des filets mieux adaptés, notamment pour les petits poissons non vendables comme le maquereau de moins de 20 centimètres de long.

- Le marquage et l’étiquetage des produits de la mer devront indiquer le type d’engin utilisé dans les pêches de poissons sauvages et la zone de capture de façon plus détaillée.

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