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La guerre mondiale du sable est déclarée

Dernière mise à jour le jeudi 25 février 2016

Article paru
sur le site "Les Echos" - 24 Février 2016
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Sous l’effet du boom de la construction dans le monde, les besoins en sable sont de plus en plus énormes. La ressource manque, ce qui conduit à l’explosion des trafics. Un défi environnemental majeur.

Le projet "Le Matelier" ? Nous n’en voulons pas.
_ » Didier Quentin, député de la Charente-Maritime et maire de Royan, soutenu dans son combat par six autres maires du littoral royannais, s’oppose à l’exploitation des sables et des graviers (les granulats) marins dans l’estuaire de la Gironde.
Le site convoité est situé à quelques encablures de la côte, juste en face de la commune touristique des Mathes-La Palmyre, au lieu-dit « Le Matelier ». Deux sociétés, Granulats Ouest et Dragages Transports et Travaux Maritimes envisagent pourtant d’extraire pendant trente ans quelque 13 millions de mètres cubes de granulat.
« Nous ne voulons pas jouer aux apprentis sorciers », tempête Didier Quentin, qui vient d’adresser trois courriers, à Manuel Valls, à Ségolène Royal et à Emmanuel Macron. Il leur demande de suivre l’avis négatif sur le projet donné mi-janvier par le Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis.
« Notre littoral est fragile comme nous avons pu le constater lors des tempêtes de 1999 et 2010. A Soulac, l’immeuble du Signal a dû être évacué du fait d’un rapprochement de la mer.
Les blockhaus, qui étaient auparavant à 200 mètres du rivage sur la plage de la Grande Côte à Saint-Palais-sur-Mer, ont maintenant les pieds dans l’eau. Or, les bancs de sable cassent la houle.
Si vous les réduisez par une exploitation industrielle, qui sait ce qui se passera. L’érosion des côtes pourrait s’accélérer et le risque de submersion s’accentuer », dit-il. Le projet « Le Matelier » apparaît trop aléatoire et incertain pour les élus et les associations locales.

Ce bras de fer, en cours, illustre bien à lui seul les défis de l’exploitation mondiale croissante du sable et des graviers. Les industriels se tournent de plus en plus vers le sable disponible au large des côtes, sur la plate-forme continentale.

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