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La meilleure façon de cultiver des moules

Dernière mise à jour le mercredi 1er mai 2013

Article paru
sur le site "SCI-Tech" - 29 Avril 2013
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La mytiliculture, c’est-à-dire l‘élevage de moules, est l’une des principales activités liées aux coquillages et aux fruits de mer avec une production totale d’environ 500 000 tonnes par an et un potentiel encore plus élevé. Pour produire davantage et de manière durable, l’un des premiers producteurs en Suède a décidé de participer à un projet européen en testant les bonnes pratiques et les nouvelles technologies pour tirer le meilleur parti de ses moules.

“ Sur les 4 à 5 tonnes que nous avons récoltées aujourd’hui, je pense qu’environ 30 % seront perdus “ estime Anders Granhed, mytiliculteur à Scanfjord. Grâce à cette expérience, nous avons réduit le gaspillage de 5 à 10 % environ.”

Les scientifiques du projet de recherche européen ont examiné chaque étape de la culture des moules avec les producteurs, de la récolte jusqu‘à la consommation. Ils ont identifié les phases les plus critiques et ont cherché à savoir comment limiter ces énormes gaspillages.
Ces efforts ont porté leurs fruits.

“L’un des principaux problèmes est l‘énorme quantité de gaspillage, 20 à 30 % de la production de moules est en en fait perdue dans les différentes étapes de la production, rappelle Grethe Adoff, biologiste, coordinatrice du projet “Moules vivantes”. L’objectif était de réduire le gaspillage de 35 %. Nous n’avons certes pas atteint ce résultat, mais nous avons vraiment constaté une augmentation de la production.”

Le coeur du projet repose sur un système de recirculation de l’eau pour stocker les moules et les conserver vivantes sur un laps de temps. Cela permet aux cultivateurs d’une part d‘être moins dépendants des changements du temps, qui peut les empêcher de récolter, et d’autre part d‘économiser de l‘énergie et de l’eau.

“ Dans un système de recirculation, on n’a besoin que de très peu d’eau nouvelle, explique Mads Dorenfeldt, biologiste à l’Institut national deTechnologie en Norvège. Dans ce système, par exemple, nous pompons environ 12 000 litres d’eau par heure pour la recirculation. Mais nous n’ajoutons que 15 litres par heure.”

Dans un système normal d‘écoulement, un producteur a besoin d’environ 20 litres par heure et par kilo de moules, ce qui implique des coûts plus élevés pour refroidir l’eau. Un autre élément, variable dans la nature, est maintenu constant ici : la qualité de l’eau. C’est la fonction du “récupérateur de protéines”.

“ Cela enlève toutes les particules organiques fines qui s‘échappent des moules, poursuit Mads Dorenfeldt. Il y a une pompe en bas de ce cylindre qui crée des millions et des millions de micro bulles et toutes les protéines dans l’eau adhèrent aux bulles et s’agglomèrent ici pour former cette mousse. Celle-ci est alors expurgée du système, ce qui nettoie l’eau.”

Pendant tout ce processus graduel, les moules sont exposées à un important impact mécanique qui peut affecter leur vie à la fin. C’est ainsi qu’ont été identifiées les étapes les plus critiques du processus :

“ Nous avons fabriqué cette fausse moule au milieu de vraies moules, et nous avons installé un capteur à l’intérieur pour mesurer l’impact mécanique pendant tout le processus jusqu‘à l’inspection “ explique Gyda Christophersen, elle aussi biologiste à l’Institut national de Technologie en Norvège.

Grâce aux mesures de la moule électronique, le cultivateur a pu ajuster la vitesse de rotation et la quantité d’eau circulant dans l’appareil. La chaîne de production de moules est maintenant moins irrégulière.

Les scientifiques l’ont prouvé : plus le processus se fait en douceur, moins il y a de manipulations, meilleure sera la qualité des moules.

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