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La protection du mérou en Méditerranée passe par Sète

Dernière mise à jour le mardi 1er octobre 2013

Article paru
sur le site "Midi libre" - 28 septembre 2013
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Depuis 1986, un groupe de passionnés, dont plusieurs plongeurs sétois, travaille au sein du Groupe d’étude du mérou (Gem) à la sauvegarde de cette espèce, des Aresquiers à Banyuls... Les effectifs se sont reconstitués en Méditerranée.

Le mérou brun de Méditerranée est un poisson emblématique des côtes méditerranéennes. C’est un poisson mythique pour beaucoup, spectaculaire pour le plongeur, proie symbolique pour le chasseur et chair appréciée par tous. Mais cette popularité a bien failli engendrer sa perte.

Pêche sous-marine, puis à l’hameçon, interdite

Grâce au Gem (Groupe d’étude du mérou), une association loi 1901 créée en 1986 et dont la naissance repose sur l’initiative d’un petit groupe de passionnés composé de huit membres fondateurs (représentants d’aires marines protégées, membres de la fédération française d’études et de sports sous-marins, pêcheurs sous-marins de compétition et biologistes, plongeurs scientifiques), le mérou brun ne doit plus être aujourd’hui considéré comme une espèce en voie d’extinction.

Deux moratoires pour interdire la pêche sous-marine du mérou

Le Gem s’est donné pour mission de mieux connaître ce poisson et sa répartition en Méditerranée, afin d’aider à sa gestion en vue de sa préservation. Résultat, un moratoire visant l’interdiction de la pêche sous-marine du mérou est intervenu, dès 1993, grâce aux informations acquises par le Gem et à ses arguments scientifiques pour justifier la nécessité de sa protection. Deux moratoires, l’un en Corse, l’autre sur les côtes continentales méditerranéennes, formalisent cette interdiction. Depuis 2003, le moratoire a élargi sa protection à l’interdiction de la pêche du mérou brun à l’hameçon.

Le mérou va mieux

Ces efforts ont véritablement porté leurs fruits. Les effectifs de mérou se sont reconstitués en Méditerranée de façon significative dans les espaces marins protégés mais également en dehors de ces espaces et les côtes languedociennes n’échappent pas à cette reconquête des territoires par le mérou. Plusieurs observations de plongeurs et pêcheurs sous-marins en attestent.

Pour autant, le Gem ne s’endort pas sur ses lauriers et poursuit ses missions. Des inventaires sont régulièrement organisés par les plongeurs scaphandres et apnéistes du Gem dont les techniques d’approches subaquatiques sont complémentaires.

De nombreux spécimens à observer

Cette complémentarité a permis au Gem de mettre en place un dispositif de prospection de terrain très efficace où les plongeurs scaphandre dénombrent les mérous situés en zone profonde alors que les apnéistes évoluent entre 2 à 20 m se faufilant dans les anfractuosités à la recherche des très jeunes mérous (juvéniles).

Le Gem compte aujourd’hui plus de vingt années d’expérience et a bien grandi. Il se compose actuellement d’une centaine de membres à travers le monde. Ses actions ont vocation à s’étendre à l’échelle internationale car la gestion des populations de mérou doit s’opérer sur l’ensemble

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