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La ville de Concarneau dit « non » à la Thalassa

Dernière mise à jour le lundi 13 février 2012

Article paru sur le site "Ouest-France" - Vendredi 10 Février 2012
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La ville de Concarneau dit « non » à la Thalassa

Trop gros et trop cher. L’ancien bateau océanographique s’attire les foudres sur le port de Concarneau. Pour le maire et son équipe, le choix est clair : c’est « non ».

« Nous ferons notre possible pour que la Thalassa ne vienne pas à Concarneau. » Pour Xavier Calvarin, adjoint au maire de Concarneau chargé du nautisme, la question de l’arrivée du navire dans le port finistérien ne se pose même pas. « Pour nous, c’est non », insiste-t-il. Une conviction qui fait l’unanimité au sein de l’équipe municipale concarnoise.

La Thalassa patientera encore un peu dans l’avant-port de Lorient puis mettra le cap sur un chantier de démolition, avant l’été. Point final d’une aventure commencée en 1960 : le navire, 67 mètres de long, a mené des recherches océanographiques dans le monde entier pour le compte de l’Ifremer. Désarmé en 1996, il a été reconverti en musée flottant dédié à l’océanologie en 1999.

Chers travaux

À Concarneau, les arguments ne manquent pas contre l’arrivée de la Thalassa. Manque de place dans le port, menace visuelle sur la Ville-Close, prix de l’entretien... « Nous ne sommes pas du tout intéressés par l’idée d’accueillir ce navire, martèle Xavier Calvarin. Dans le port, il n’y a pas la place pour un bateau de cette longueur, sans parler du coût que cette opération coûterait. »

Le prix, c’est là que le bât blesse. Il en coûterait près d’un million d’euros pour le carénage et la remise en état du navire. C’est pour cette même raison que, l’an dernier, l’agglomération Cap l’Orient, propriétaire de la Thalassa, a décidé de se séparer du bateau.

La municipalité de Concarneau n’a pas envie non plus de payer la note. Qu’en sera-t-il de Concarneau Cornouaille Agglomération, qui prendra en charge la gestion du musée de la pêche en juin ? On voit mal la jeune agglo prendre à bras-le-corps le financement d’un tel chantier.

Y croire encore ?

Jean-Marie Béchu, directeur du musée de la pêche de Concarneau, est de ceux qui veulent encore y croire. Conscient que l’arrivée du bateau à Concarneau relève « de l’utopie », le passionné n’a pas pour autant tiré une croix sur le projet. « Ce patrimoine maritime ne mérite-t-il pas mieux que la casse ? », se demande-t-il. Rejoignant en cela l’association d’anciens marins et d’anciens scientifiques créée dans l’espoir de sauver le bateau de la casse.

Veto ou non de la municipalité, Jean-Marie Béchu reste attaché à son idée de créer, pourquoi pas avec la Thalassa, un pôle d’excellence autour de la pêche, qui s’inscrirait dans le cadre de la restructuration du port. « Je ne m’attends pas à ce que le projet suscite l’engouement, reconnaît-il. Mais ce n’est pas parce que la municipalité s’y oppose que faire venir la Thalassa à Concarneau tombe à l’eau. » Gestionnaire du port, le conseil général devra aussi se prononcer.

Julien COQUET



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