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Langouste. Le sanctuaire sénan

Dernière mise à jour le samedi 9 août 2014

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 08 Août 2014
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Depuis 2007, le parc marin d’Iroise a instauré, dans la Chaussée de Sein, un sanctuaire de 4 hectares pour les langoustes rouges ayant réchappé aux décennies de pêche intensive. Des campagnes d’observation et de marquage s’y succèdent, pour tenter de mieux connaître l’espèce et ses capacités de repeuplement.

Malgré une interdiction de pêcher de janvier à mars, le stock de langoustes rouges, décimées par la pêche intensive, reste très faible en France. D’où l’intérêt, vital pour la ressource, du cantonnement mis en place par le Parc marin dans la chaussée de Sein. Depuis 7 ans, l’expérience est plébiscitée par les pêcheurs.
Mercredi matin, 10 h, port de l’île de Sein. À bord du Startijenn, le semi-rigide du Parc marin d’Iroise, les contours d’un trapèze se matérialisent sur le GPS manipulé par Florent Goulo et Olivier Gallet. La figure géométrique, qui apparaît en surimpression sur environ quatre hectares dans la chaussée de Sein, est familière aux deux hommes. En 2007, la première décision du Parc national, à peine son décret de création signé par Jean-Louis Borloo, fut d’instaurer dans cette zone un cantonnement de langoustes rouges. Ses scientifiques et ceux d’Ifremer, se relaient depuis à son chevet, particulièrement de juin à septembre, pour des campagnes de comptage et d’observation de la reproduction du beau crustacé, décimé par la pêche intensive dans les années 70, 80 et 90. Florent Goulo est plutôt chargé des aspects opérationnels de cette mission. Olivier Gallet est responsable de l’unité Sud du Parc marin. Ce matin-là, sur le quai, Martial Laurans, cadre de recherche à Ifremer, et Livier Schweyer, technicien du Parc marin, les épaulent et achèvent de se partager des lots de « marques-spaguetti ». Elles seront fichées dans la carapace des langoustes pêchées puis remises à l’eau.

« Ne pas renouveler les erreurs du passé »

Tous deux rejoignent le bord du Patience, le petit chalutier de François Spinec, un pêcheur sénan, affrété par le Parc marin. L’homme navigue depuis l’âge de 15 ans et est l’un des plus fins connaisseurs de la chaussée de Sein. À 61 ans, il ne lâche pas son affaire et siège même au comité de gestion du Parc marin. « Tout de suite, j’ai voulu adhérer. Je voyais qu’on allait au casse-pipe ». Il narre les années 60-70, quand il remontait 80 langoustes et autant de homards, dans ses casiers. « Et puis j’ai vu, au nord, les Conquetois s’approcher avec leurs filets. Au sud, les Audiernais sont arrivés à leur tour avec leurs filets. Alors je m’y suis mis. C’est sûr, les premières mortes-eaux étaient fructueuses. J’ai fait parfois 800 kg de langoustes avec 12 km de filets. Ça a duré quelques années

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