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Le P’tit Émile va traquer la langoustine

Dernière mise à jour le jeudi 7 août 2014

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 06 Août 2014
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Ça bouge au port de Concarneau. La preuve avec Frédéric Louédec qui vient d’investir dans un nouveau chalutier. Le P’tit Émile, actuellement sur le slipway, ira chasser la langouste dès la semaine prochaine.
« Il faut faire avancer les choses, crise ou pas crise. Avec la pêche, on peut encore gagner sa croûte. Il faut être courageux, c’est tout ». Frédéric Louédec n’est pas du genre à geindre. Dans un contexte plutôt morose, où les investissements sont rares, le patron-pêcheur a décidé de retrousser ses manches. Ce dernier vient d’acquérir un second navire. Son nom : le P’tit Émile. Ses dimensions : 12 m de long, 4,30 de large et 43 t à la pesée. Le tout équipé d’un moteur d’une puissance de 300 CV. Un beau bébé en somme. Le bateau, actuellement en maintenance sur le slipway, ira pêcher la langoustine dès la semaine prochaine. Il sortira au large des Glénan, entre une heure et trois de navigation de Concarneau, pas au-delà de 10 milles (soit 16 km) comme le prévoit la réglementation.

« Ce n’est pas une pêche facile »

« Ce n’est pas une pêche facile car il y a un tri important à réaliser à bord », précise Frédéric Louédec, qui embarquera un jeune matelot à ses côtés. Les nuits seront courtes. Les sorties débutent à 3 h le matin et se prolongent jusqu’à 17 h. « La langoustine se pêche normalement d’avril à juin mais on en trouve toute l’année. La ressource n’est pas très abondante en ce moment, ceci dit, elle reste correcte. L’hiver, c’est possible que je me tourne vers la pêche à la coquille Saint-Jacques ». Les langoustines seront vendues sous la criée à Concarneau. « Cet été, les pièces sont belles. Les cours tiennent bons, les produits sont vendus entre 12 € et 13 € le kilo », précise le pêcheur.

« Une bonne affaire »

« Je n’avais pas forcement envie d’acheter un nouveau chalutier. Mais je suis tombé sur cette bonne affaire au Tréport (Haute-Normandie) alors je me suis lancé », explique Frédéric Louédec. « C’est un bateau en bois construit en 1992. Il n’est pas vieux, la plupart des bateaux de ce type ont, en moyenne, entre 30 et 40 ans. Il est très stable et possède une bonne traction. Idéal pour la pêche côtière. Si les banques me suivent, c’est qu’il existe un potentiel ». Le bateau a été repeint en rouge et a été rééquipé (avec table de tri et gouvernail notamment). Il appartenait à des pécheurs de soles à la drague. Originaire de Saint-Évarzec, l’homme a de l’eau salée dans les veines. « J’allais, tout petit, pêcher avec mon père dans la baie de la Forêt. C’était déjà une passion ». Le professionnel a appris le métier à l’école de pêche de Concarneau. Une formation d’un an. Il a débuté sa carrière en 1989 « sur un 20 m » au port de Concarneau. « On pêchait le lieu jaune et la lotte dans l’ouest de la Bretagne. Un bon apprentissage. Je me souviens de prises miracles, jusqu’à une tonne de langouste. On ne voit plus ça aujourd’hui », se remémore Frédéric Louédec.

« Je touche du bois »

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