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Le Sea Orbiter, c’est pour bientôt

Dernière mise à jour le mercredi 11 avril 2012

Article paru sur le site "Zegreenweb.com" - Mardi 03 Avril 2012
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Le Sea Orbiter, c’est pour bientôt

par Laura Béheulière

A l’occasion du Salon 1.618 Sustainable Luxury, lieu d’exposition des innovations internationales alliant luxe et développement durable qui s’est achevé dimanche, l’architecte français Jacques Rougerie et son équipe ont présenté une nouvelle fois leur monumental Sea Orbiter, à l’état de projet depuis une dizaine d’années. Cette fois, ça y est : le lancement de la construction de ce laboratoire d’observation des océans est pour bientôt.

« C’est de l’océan que naîtra le destin des civilisations à venir », se plaît à dire Jacques Rougerie, un homme décidemment tourné vers la mer. Il se décrit lui-même comme un « merrien » (ni terrien, ni marin) et son Sea Orbiter est la parfaite illustration de sa philosophie de vie. Lui et son équipe se sont exprimés vendredi matin lors d’une conférence organisée par le Salon 1.618 à la Cité de la Mode et du Design (XIVe arrondissement de Paris), apportant quelques précisions sur ce projet pharaonique.

« Observer les fonds marins et les océans, dont une grande partie reste encore inconnue à l’Homme, mieux comprendre l’influence de l’océan sur le climat et renforcer les rapports entre l’Homme et l’océan » : tels sont les objectifs ambitieux du Sea Orbiter, véritable laboratoire d’observation flottant à vocations scientifique, éducative et communicante. « Le Sea Orbiter est la première maison sous-marine nomade. Il va permettre aux hommes, aux femmes et aux enfants de véritablement regarder sous la mer », s’enthousiasme l’architecte.

Des missions sous-marines de six mois à un an

Sorte de bateau à la verticale, ce vaisseau aux lignes futuristes se présente comme un laboratoire d’expérimentations polyvalent, ouvrant un champ de possibilités gigantesque pour la recherche en mer. Il permettra en effet de porter un regard permanent sur les fonds des océans et ses habitants grâce à des missions d’une durée comprise entre six mois et un an, une véritable prouesse alors que le plus long séjour sous la mer n’est aujourd’hui « que » de 71 jours. Ce record est d’ailleurs détenu par Jacques Rougerie lui-même.

De nombreux véhicules d’exploration descendront dans les eaux depuis la plate-forme, dont un ou deux capables d’atteindre jusqu’à 6 000 mètres de profondeur pour observer les abysses. Remplissant également la fonction de simulateur de vaisseau spatial, le Sea Orbiter permettra aussi à de futurs astronautes de s’entraîner dans des conditions similaires à celles de l’espace. Sur un équipage de 18 personnes, 6 seront des astronautes. Le Sea Orbiter devrait par ailleurs essentiellement dériver, se laissant porter au gré des flots et ne se déplaçant que pour éviter les obstacles et passer d’un site d’expérimentation à l’autre. Il est aussi prévu que le public puisse embarquer virtuellement à bord du laboratoire, grâce notamment à des caméras et des vidéos diffusées sur Internet.

Grandiose, futuriste, comme sorti de l’imaginaire de Jules Verne : pour un peu, le Sea Orbiter, dont le coût total s’élève à 35 millions d’euros, laisserait sceptique tant il est audacieux. La construction du vaisseau n’en est pas moins prévue pour la fin de l’année. S’ensuivront les premiers essais en Méditerranée, pendant six mois à compter du printemps 2014, puis une mise en opération fin 2014 dans les courants du Gulf Stream de l’océan Atlantique, sachant que le programme de recherche devrait durer 10 ans.

Alors que M. Rougerie pourra une nouvelle fois parler de son projet lors de la conférence Rio +20 en juin prochain, les attentes et la curiosité soulevées par ce monstre des mers flottant sur les eaux sont grandes. Les missions scientifiques du Sea Orbiter devraient en effet apporter un nombre considérable d’observations, élargissant nos connaissances sur l’océan et permettant d’assurer davantage la protection des espèces marines et de leur habitat. Rien que pour cela, ce projet mérite le plus grand respect.



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