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Le bar menacé d’extinction : comment une mode alimentaire peut décimer une espèce en quelques années

Dernière mise à jour le dimanche 29 septembre 2013

Article paru
sur le site "Atl
lantico
" - 27 septembre 2013
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On savait le thon rouge gravement menacé d’extinction. Quid du bar ? Le stock mondial de ce poisson, parfois appelé "loup", a diminué de 32% depuis 2009, selon le Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM). Cet organisme scientifique affirme que les pêcheurs du Royaume-Uni, des îles de la Manche, de Belgique, des Pays-Bas, du Danemark et de France devraient collectivement réduire leurs prises de 36% pour espérer sauver cette espèce, rapporte Quartz.

Le bar européen, également nommé "perche de mer", est un poisson très populaire qui se retrouve facilement dans nos assiettes. Les Italiens en mangent beaucoup, notamment pendant les fêtes de fin d’année. Depuis une dizaine d’années, il est aussi particulièrement apprécié par les Espagnols, les Grecs et les Turcs. Plus récemment, le bar est devenu un mets de choix outre-Manche : les Britanniques en ont acheté pour 35,6 millions d’euros en 2012 (+10% par rapport à 2011).

Environ 150 000 tonnes de bar ont été consommées l’année dernière à travers le monde, selon les chiffres du Service national de la Pêche maritime (un organisme fédéral américain). La quasi-totalité de cette quantité n’a pas été pêchée en mer mais élevée dans des bassins qui se trouvent généralement en Grèce, en Espagne et à Chypre.

Ce qui peut paraître étrange, étant donné que le bar d’élevage a des risques importants d’être bourré d’antibiotiques et impropre à la consommation. Il est aussi - bien sûr - beaucoup moins cher : le prix du bar sauvage s’établit actuellement 22,2 euros le kilo, selon Globefish. De son côté, le bar d’élevage coûte environ 9,6 euros le kilo - un prix qui peut descendre à 3 euros !

A cause de l’appauvrissement des ressources, le Conseil International pour l’Exploration de la Mer a demandé à l’Union européenne de pêcher seulement 2 070 tonnes de bar l’année prochaine. Une perspective qui séduit peu les pêcheurs européens. "Une réduction de 36% nous mettrait à genou. Je pêche en moyenne cinq bars par jours, en pêcher deux ou trois ruinerait mon business", fait valoir Andy Alcock, secrétaire du syndicat des Pêcheurs britanniques.

Atlantico a demandé son avis à Patrick Rambourg, historien des pratiques alimentaires et culinaires. Il tient un blog à lire ici.
Atlantico : Comment se fait-il que le bar, et plus généralement le poisson, soit devenu un aliment à la mode ?

Patrick Rambourg : Les Français se sont désintéressés du poisson pendant longtemps. Autrefois, il était imposé par l’Eglise certains jours de la semaine (le mercredi, le vendredi et le samedi) et durant la période du carême. Au XXe siècle, on considérait, notamment chez les classes moyennes, qu’il n’était pas assez valorisant. Puis la crise de la vache folle est venue modifier profondément les habitudes alimentaires des Français : on s’est méfié de la viande au moment où l’on a commencé à tenir des discours positifs à propos du poisson.

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