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Le juste prix de l’huître

Dernière mise à jour le mercredi 18 avril 2012

Article paru sur le site "Sud-Ouest" - Vendredi 13 Avril 2012
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Le juste prix de l’huître

La 40e édition du Salon du matériel conchylicole, cultures marines et pêche de La Tremblade, en Charente-Maritime, se tient durant trois jours, dès demain et jusqu’au 16 avril. Une centaine d’exposants, pour l’essentiel des fabricants de matériel pour les ostréiculteurs et les producteurs de moules, sont cette année encore fidèles à ce rendez-vous.

En plein cœur du bassin de Marennes-Oléron, premier centre européen de production d’huîtres creuses, les négociations vont toujours bon train pour équiper les entreprises du matériel dernier cri. Même si, ces dernières années, avec les pertes de cheptel liées aux surmortalités de jeunes huîtres, les affaires se sont quelque peu tassées.

« Jusqu’où ne pas aller ? »
Le salon, c’est aussi un point de rencontre apprécié par les conchyliculteurs de tous les bassins de production français, qui viennent y prendre le pouls du métier. Ils y échangent sur les sujets du moment. Ainsi, depuis quatre ans, la crise des surmortalités, avec ses conséquences sur la baisse des volumes d’huîtres produits, tient le haut du pavé des inquiétudes. La création du parc naturel marin pertuis charentais-estuaire de la Gironde, le partage des espaces marins entre usagers sont d’autres sujets de préoccupation récurrents.

Cette année, l’organisateur du rendez-vous, le Comité foires et salon, le Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, en partenariat avec le quotidien « Sud Ouest », proposeront de débattre dimanche à partir de 10 h 30 de la commercialisation des huîtres, et de l’impact sur les prix de la crise ostréicole (1).

Alors que les volumes d’huîtres vendues ont diminué de 15 à 30 % la saison dernière, les ostréiculteurs ont pu maintenir leurs chiffres d’affaires grâce à la hausse du prix de leurs produits. Un producteur arcachonnais qui vendait ses huîtres 4,50 € le kilo au détail avant 2008 et le début de la crise des surmortalités les présente aujourd’hui à 6 euros à son client. Un Charentais qui affichait à 6 euros en 2008 propose aujourd’hui ses fines et spéciales à 9 euros en moyenne. La question est de savoir si le point haut n’est pas atteint, quand le pouvoir d’achat est en berne. D’où l’intitulé du débat : « Prix de l’huître, jusqu’où ne pas aller ? »

Dépasser les niveaux de prix actuels ne risquerait-il pas de déstabiliser durablement le marché de l’huître, le produit se retrouvant concurrencé par d’autres spécialités de la mer, crevette ou saumon, pour ne citer que celles-là ? Beaucoup de producteurs le pensent et redoutent aussi l’effet conjugué d’un retour à la hausse des niveaux de production. Parce que les ostréiculteurs les mieux organisés ont pris depuis quatre ans leurs dispositions pour relancer leurs élevages.

Risques d’un dérapage
Pour échanger avec le public sur ce sujet, plusieurs personnalités de la filière ont répondu à l’invitation de « Sud Ouest ». Olivier Laban, le président du Comité régional conchylicole d’Arcachon, viendra en voisin faire part de sa réflexion. Laurent Chiron, ostréiculteur de L’Éguille-sur-Seudre (17) et vice-président du groupement qualité Marennes-Oléron, dira ses craintes de voir les prix aller davantage à la hausse. Laurent Fabier, spécialiste de la conchyliculture au sein du Centre de gestion Océan, organisme comptable, portera une analyse, éclairée par les situations des 350 entreprises ostréicoles qu’il connaît, de l’établissement réalisant 20 000 euros de chiffre d’affaires à celui qui présente un bilan de 4 millions. Autre spécialiste présent : Gérard Harry. Les prix, c’est le métier du directeur des achats du groupe de distribution Coop Atlantique, basé à Saintes. Il exposera les risques d’un dérapage non maîtrisé.

(1) Débat « Prix de l’huître, jusqu’où ne pas aller ? », dimanche à 10 h 30, dans l’enceinte du salon du matériel conchylicole de La Tremblade, place Faure-Marchand.



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