15 décembre : Abeilles. La vente de deux pesticides suspendue14 décembre : Bretagne Nord. Les plaisanciers privés de bar13 décembre : Huîtres. Sous haute surveillance 12 décembre : Pêche électrique. Intermarché vent debout11 décembre : Erdeven. Un thon rouge échoué à la barre d’Étel 10 décembre : Grands Fonds : Ifremer dévoile son prochain robot sous-marin9 décembre : Glénan. Début de la saison de la pêche à la coquille Saint-Jacques8 décembre : Quotas de pêche. Des débats jugés "puérils"7 décembre : Pêche illégale. Un drone de surveillance testé en baie de Saint-Brieuc 6 décembre : Huîtres plates et pétoncles noirs. Hécatombe en rade de Brest5 décembre : Pêche. « Il manquera 500 marins dans cinq ans »4 décembre : 4min Les pêcheurs de la Côte d’Opale en guerre contre la pêche électrique3 décembre : Rade de Brest. Où sont passés les pétoncles et les huîtres plates ?2 décembre : Spiruline : attention aux effets indésirables 30 novembre : Caraïbes. Des îles... de déchets 29 novembre : Cinq questions sur la pêche électrique, accusée d’appauvrir les pêcheurs français28 novembre : Tara : l’expédition se penche sur l’impact du guano de fientes d’oiseau sur le corail27 novembre : Recherche. Chut ! Les huîtres ont des oreilles26 novembre : Pays de Quimperlé : le député contre la pêche électrique 25 novembre : Non à la pêche électrique25 novembre : Pêche électrique : plainte contre les Pays-Bas24 novembre : Ilur. Autonome en eau et électricité23 novembre : Pêche électrique : une pratique brutale pour l’environnement23 novembre : L’Europe ouvre la voie à la très décriée pêche électrique22 novembre : Météo. Fort coup de vent attendu en fin de journée sur la pointe de la Bretagne21 novembre : Politique de la mer. Les attentes des professionnels20 novembre : Ostréiculture : l’huître naturelle insiste sur l’étiquette à cause des écloseries19 novembre : Concarneau. Campagne de coquilles Saint-Jacques aux Glénan 18 novembre : Coquille Saint-Jacques. L’option plongée17 novembre : Une espèce de mammifère sur trois en péril en France métropolitaine 16 novembre : L’axolotl, drôle de créature qui fascine la science15 novembre : Un-nouvel-antibiotique-decouvert-chez-des-bacteries14 novembre : Brest. Edouard Philippe présidera un comité interministériel à la mer13 novembre : Pisciculture. Symbiomer lance son élevage de truites en mer à Bréhat 11 novembre : Solent oysters ’starting to reproduce’10 novembre : Mer et littoral. Construction collective d’une stratégie bretonne9 novembre : Hydroliennes. Clap de fin à Bréhat !8 novembre : Baie de Saint-Brieuc. St-Jacques : premier retour de pêche7 novembre : Récolte marine. Ter’Mer s’amarre à la Grande-Palud 6 novembre : Physalies. Une aubaine pour le laboratoire Boiron ! 5 novembre : Mer. C’est quoi une grande marée ?4 novembre : Saint-Jacques. La coquille sous haute protection3 novembre : Criée d’Erquy. 40 ans et toujours pleine de vie 2 novembre : Pays Basque. Des orques filmées au large de la côte1er novembre : Transport maritime. En mode kite surf !
Accueil > Actualités de la mer > Le merlu de ligne local a besoin de se démarquer

Le merlu de ligne local a besoin de se démarquer

Dernière mise à jour le mercredi 11 avril 2012

Article paru sur le site "Sud-Ouest" - Jeudi 05 Avril 2012
Visualiser l’article original



Le merlu de ligne local a besoin de se démarquer

Le programme de la fête du merlu, qui s’appellera « le Merlu d’avril, de la ligne à l’assiette » a été dévoilé. Cette pêche traditionnelle mérite un vrai coup de projecteur.

« Le merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz est peut-être le meilleur merlu de la façade atlantique, car c’est une pêche qui se pratique sur une seule marée. Les bateaux partent de nuit et reviennent généralement avant midi, d’où la fraîcheur du produit », rend hommage David Milly, le directeur de l’OP Capsud, qui réunit presque tous les navires de pêche du quartier maritime. Quatorze bateaux traditionnels pratiquent encore cette pêche noble et sont tous amarrés (sauf un à Capbreton) sur le quai de l’Infante. « Ce sont des bateaux de moins de 12 mètres qui embarquent deux ou trois pêcheurs à bord. Ils jettent leurs lignes dans le gouf de Capbreton, situé à quelques kilomètres des côtes. »

« Agur », « Pyranas », « ID-Fix », « Nahikari » et les autres font donc partie des derniers garants d’une pêche traditionnelle, qui fait aujourd’hui la réputation du port comme jadis leurs prédécesseurs avec le thon rouge pêché à la canne ou la sardine. Dans ces conditions, l’organisation d’une fête du merlu, rebaptisée le « Merlu d’avril », n’arrive pas comme une arête sur la soupe. « Cet événement n’a rien à voir avec la fête du thon ou de la sardine », prévient le maire de Saint-Jean-de-Luz, Peyuco Duhart : « Le but est de valoriser un produit et une marque. Une raison pour laquelle nous avons privilégié le côté pédagogique de l’événement ».

Pas pour amuser la galerie
Pas question d’aligner les tables sur le port et de faire venir des bandas pour attirer les touristes, donc. La Communauté de Communes Sud Pays basque, qui organise l’événement avec l’OP Capsud et le comité des pêches, a décidé de mettre en avant un produit local et de saison en multipliant les ateliers cuisine et en organisant des expositions, des tables rondes et des conférences sur le sujet. On notera d’ailleurs dans le programme la volonté des organisateurs de valoriser toutes les belles initiatives portées par les acteurs du port ces dernières années. Reste à savoir si les pêcheurs de merlu répondront à l’appel pour témoigner de leur quotidien et dévoiler quelques secrets de cette pêche si spécifique.

Le « Merlu d’avril » est une occasion de plus de mettre en avant ce produit local. Un coup de projecteur nécessaire à l’heure où la ressource est présente mais dont les prix sont dangereusement bas. « Le merlu est vendu en criée entre 2 et 3 euros le kilo. C’est très peu et les équipages en souffrent », ajoutent David Milly.

La concurrence des navires espagnols étant féroce (et souvent déloyale car les quotas du merlu ne sont pas respectés de l’autre côté), les pêcheurs luziens tentent de traverser cette tempête économique.

Le retour d’une conserverie ?
Il sera question de ces problématiques lors des conférences organisée le samedi 14 avril. Il sera également question du développement des circuits courts sur le territoire de la CCSPB : « Nous sommes en train de travailler sur le dossier, prévient la vice-présidente chargée des questions économiques, Christine Bessonart. L’idée serait de créer une structure pour transformer et stocker du poisson pour éviter la fluctuation des prix ». Un projet très intéressant qui n’est aujourd’hui qu’au stade du diagnostic.

La CCSPB souhaite jouer la carte de l’agro-culinaire pour booster l’économie de son territoire. « Le merlu d’avril » est une pierre de plus à son édifice. « Souhaitons maintenant que le rendez-vous s’installe durablement sur nos calendriers », conclut le président Michel Hiriart.



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP