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Le plus vieil organisme du monde aurait 80 000 ans, minimum…

Dernière mise à jour le lundi 13 février 2012

Article paru sur le site "Cyberpresse.ca" - Mercredi 08 Février 2012
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Le plus vieil organisme du monde aurait 80 000 ans, minimum…

Drôle d’article paru dans le New Scientist : le plus vieil organisme du monde, une sorte de buisson marin (Posidonia oceanica) vivant en Méditerranée, auraient entre 80 000 et 200 000 ans. Rien que ça. Chez P. oceanica, la dernière mode dans les produits financiers s’appelle « Liberté 55 000 ». Mais je digresse…

Ces herbes aquatiques se reproduisant principalement par clonage, on considère que les populations qui sont génétiquement identiques forment un seul et même organisme. En se basant sur le rythme auquel un buisson s’étend, soit environ 6 cm par année pour P. oceanica, une équipe dirigée par la biologiste française Sophie Arnaud-Haond, de l’Ifremer, a calculé qu’une population de clones couvrant plus de 15 km, découverte récemment, avait entre 80 000 et 200 000 ans. Le précédent record pour ce genre d’« organisme » était de 43 600 ans.

Je dis que c’est un « drôle d’article » de la part du New Scientist parce que, d’abord, les auteurs de l’étude parue dans PLoS ONE avertissent qu’il s’agit d’un « scénario improbable » à cause du niveau des mers, qui était de 100 mètres plus bas qu’aujourd’hui entre 80 000 et 10 000 ans — ce qui plaçait l’endroit où se trouve le buisson marin sur la terre ferme.

Et parce que, ensuite, il me semble qu’on étire un tantinet-pas-mal-beaucoup les concepts d’« âge » et d’« organisme », ici. Je veux bien croire qu’il faille faire preuve d’un minimum de souplesse parce que la vie épouse des formes très diverses, mais il arrive un point où le concept de départ perd tout son sens, et il faut alors l’abandonner complètement plutôt que de continuer à s’en servir. Dans le cas qui nous intéresse, l’âge se définit comme la durée entre la naissance et la mort d’un organisme ; si la pousse initiale de ce P. oceania vit effectivement encore, alors soit, couronnons-la doyenne de la vie terrestre, mais on peut certainement en douter — et ce brin d’herbe risque d’être impossible à trouver de toute façon.

Faut-il considérer tous ces brins d’herbe comme un seul organisme sous prétexte qu’ils sont tous des clones ? S’ils collaboraient pour former un tout, oui, mais l’étude mentionne des « organismes » séparés en plusieurs parties distantes de plusieurs kilomètres. On est loin du compte.

Enfin, je peux assurément me tromper. Peut-être les biologistes ont-ils des raisons convaincantes d’utiliser cette définition d’« âge » et d’« organisme ». Y en a-t-il un dans la salle ?

Jean-François Cliche



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