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Le robinet d’eau froide de l’Antarctique serait fermé !

Dernière mise à jour le mercredi 4 avril 2012

Article paru sur le site "Le Parisien" - Jeudi 29 Mars 2012
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Le robinet d’eau froide de l’Antarctique serait fermé !

Les scientifiques évoquent souvent le danger que nous ferait courir une fonte massive des glaces des pôles, provoquée par le réchauffement climatique. C’est un phénomène tout aussi inquiétant, mais inverse, que signalent deux chercheurs américains, Sarah Purkey et Gregory Johnson, dans la revue spécialisée « Journal of Climate ». Selon eux, les courants d’eau froide en provenance de l’Antarctique connaîtraient un débit de plus en plus faible depuis une trentaine d’années.

Ils livrent même un chiffre impressionnant : le flux serait en baisse de quelque 8,2 millions de mètres cubes à la seconde. En comparaison, le débit maximal du plus grand fleuve, l’Amazone, est de 277000 m3/s. à son embouchure, soit environ 30 fois moins, et même le Gulf Stream en Floride reste quatre fois plus petit…

« Les eaux froides en provenance de l’Antarctique tapissent le fond des océans. On en retrouve jusque dans l’Atlantique nord », souligne Fabienne Gaillard, océanographe à l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer).

Parties avec une température proche du point de congélation, ces masses liquides se réchauffent et, en bout de course, peuvent afficher jusqu’à 2 oC. Leur masse en diminution depuis plusieurs décennies aurait contribué à hauteur d’environ 10% à l’augmentation de la température moyenne des océans, calculent les experts américains.

« Elles jouent donc un rôle important dans la régulation de toute la machine climatique », poursuit Fabienne Gaillard. Heureusement, les courants venus de l’Antarctique, qui prennent pour la plupart naissance dans la mer de Weddell, ne sont pas les seuls à influer sur les océans. L’exemple du Gulf Stream est connu. Son altération par le réchauffement climatique pourrait se traduire en Europe occidentale par des températures moyennes en hausse, ou à l’inverse des hivers rigoureux à la canadienne…

Il reste que l’histoire des courants antarctiques est peu connue. Les scientifiques à l’origine de l’étude reconnaissent eux-mêmes qu’ils manquent de recul, et qu’il faudra continuer à effectuer des relevés pour en avoir le cœur net. Ils avancent également l’hypothèse que le phénomène est peut-être cyclique, et disparaîtra de lui-même au bout d’un certain temps.



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