25 septembre : Des quasi-méduses dangereuses en Bretagne, en Cornouailles et au pays de Galles24 septembre : Vidéo : en Asie centrale, la mer d’Aral renoue avec l’eau et la vie23 septembre : Economie de la mer. La criée, cœur battant de la pêche dans la nuit 22 septembre : Assises de la pêche. « Dans la mer, il n’y a pas de sous-produits » 21 septembre : Cousteau. La Calypso en rénovation, victime d’un incendie 20 septembre : Brexit. Les pêcheurs veulent un horizon dégagé19 septembre : Tara. L’expédition s’alarme pour les récifs coralliens18 septembre : Danisco. Un agrément pour de nouveaux débouchés17 septembre : Plouescat. Des physalies échouées à Porsmeur 16 septembre : Aquaculture. La ferme pilote du Ceva15 septembre : Des particules de plastique piégées au fond des mers9 septembre : Porspoder. La Physalia Physalis, un danger mortel 2 septembre : Pêche illicite. 200 kg de coques saisies en Petite mer de Gâvres 31 août : Un drone pour surveiller la mer et le littoral 22 août : Lorient. Saisie de 18 tonnes de thon rouge pêché illégalement 15 août : Le Canada, premier pays à commercialiser du saumon transgénique
Accueil > Actualités de la mer > Le trésor du lambi

Le trésor du lambi

Dernière mise à jour le mardi 6 janvier 2015

Article paru
sur le site "Figaro Nautisme" - 03 janvier 2015
Visualiser l’article original



Strombus gigas (plus connu sous le nom de lambi) est une espèce protégée depuis 1992.

La perle rose du strombe géant (Strombus gigas) est aujourd’hui l’une des plus rares et des plus chères. Elle orne les bijoux et plus belles parures des maisons Tiffany, Cartier, Chaumet, Boucheron et Mikimoto. Sa microstructure en flammèches, unique chez les perles, se dévoile merveilleusement à la lumière. Ses couleurs sont magnifiques, du très recherché rose foncé au rouge.

Dans le monde de la joaillerie, on la considère comme une perle « fine », c’est-à-dire une perle naturelle, qui s’est développée sans intervention humaine. Autant dire une hérésie sur le marché, depuis que la perliculture s’est répandue dans tout le Pacifique dans les années 1970-1980. Une tâche définitivement dévolue aux huîtres (une demi-douzaine d’espèces est concernée), et aux moules en eau douce ; deux mollusques bivalves, les plus à même de produire des perles de culture.

La perle rose du strombe géant est d’autant plus rare qu’elle provient d’un mollusque gastéropode, un univalve ; la coquille unique (et souvent torsadée) est caractéristique de la classe. Comme son nom l’indique, le strombe géant est le plus grand de sa famille, il peut atteindre 30 cm de long pour quelque 2-3 kg. Vous le connaissez sans doute si vous êtes allés vous balader sur les rivages de la Caraïbe, au Belize, au Mexique, en République dominicaine, en Jamaïque ou aux Antilles. Il n’est pas rare de voir sur les plages des coquilles vides, percées sur le dessus (pour déloger l’animal plus rapidement).

Victime de son succès

L’homme a toujours pêché le strombe géant pour se nourrir. Il a aussi largement utilisé sa coquille, encore aujourd’hui ; tour à tour trompe de ralliement, instrument de musique, matériau de construction (on l’utilisait pour la chaux), objet de décoration, cérémonial ou funéraire. En Martinique et en Guadeloupe, le strombe fait partie du patrimoine gastronomique ; on le nomme « lambi » et on le consomme en soupe, salade, ragoût, beignets. Les deux départements sont d’ailleurs les plus gros consommateurs de la région. La demande dépassant largement les volumes de pêche locale, la majorité des lambis est importée (de la Jamaïque notamment). Depuis plusieurs décennies, d’importantes pêcheries commerciales se sont développées dans l’aire de répartition de l’espèce, et elle est actuellement la plus exploitée dans la zone. Victime d’une surpêche, d’une dégradation de ses habitats, vulnérable à la capture (on peut rencontrer le lambi juste sous la surface et jusqu’à 100 m de profondeur, les juvéniles ayant plutôt tendance à occuper les petits fonds), mâture tardivement (vers 3-4 ans), ses populations sont en forte régression.

Strombus gigas est pourtant inscrit depuis 1992 à l’Annexe II* de la Cites, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. La mesure n’a pas suffi à diminuer la pression de pêche, le prix au kilo de la chair augmente, la pêche illégale et le braconnage s’accentuent. Conséquence : dans plusieurs pays ou territoires dépendants, la pêche du mollusque est désormais fermée, totalement ou temporairement.

Lire l’article complet ...



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP