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Les énergies marines frémissent à Brest

Dernière mise à jour le jeudi 11 avril 2013

Article paru
sur le site "OuestFrance Entreprises" - 11 Avril 2013
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Deuxième édition du genre, après Bordeaux, à Brest Thétis double le nombre d’exposants institutionnels et industriels. La filière des énergies marines renouvelables frémit et chacun se place pour ne pas manquer le rendez-vous. En première ligne les régions. Elles rêvent de développement économique et de créations d’emplois. En façade, les élus affichent un bel esprit de coopération.

Les Bretons évoquent leurs « amis » Bas Normands qui eux-mêmes se félicitent de leurs contacts avec leurs « amis » des Pays de la Loire. Même, Stuart Trought, président de l’État d’Aurigny, l’île anglo-normande au large du Cotentin, est venu confirmer l’intérêt commun à développer des hydroliennes dans le Raz Blanchard. En coulisse, le refrain n’est pas tout à fait le même. « Au final, il faut être un peu égoïste et œuvrer pour son territoire », confie Jean-François Le Grand, président du conseil général de la Manche. À Brest, chacun joue donc sa carte dans la plus grande cordialité.

Côté industriels, la compétition n’est pas moins vive. Le gâteau est appétissant, et c’est à qui va enlever la plus grosse part. En particulier pour l’hydrolien. Seul sur le créneau au départ, DCNS voit les concurrents nationaux se multiplier. Ainsi, la semaine prochaine, les Constructions mécaniques de Normandie (Cherbourg) vont entamer l’assemblage de la première hydrolienne Voith Hydro pour le compte du consortium mené par GDF Suez. Consortium qui espère développer un parc pilote dans le Raz Blanchard dès 2016. Alstom est aussi sur les rangs et Iberdrola semble nourrir quelques projets aussi. Les technologies sont différentes et font l’objet d’une guerre industrielle sous-marine.

Un sujet fait cependant l’unanimité, la lenteur de la mise en place administrative. « Nous avons les potentiels énergétiques, les industriels, mais il nous manque les éléments majeurs institutionnels », déplore Vincent Denby-Wilkes, président de France énergies marines. « Nous avons affaire à une industrie lourde qui a besoin de lisibilité : calendriers, zonages, cadre tarifaire, cadre de recherche et développement. » Des éléments clés qui demeurent dans le flou. Thétis comptait sur la venue de la ministre de l’Environnement avec le secret espoir qu’elle annonce l’AMI (Appel à manifestation d’intérêt) pour les fermes expérimentales d’hydroliennes ; elle n’est pas venue. « Rien n’est prêt », confie un observateur proche du dossier.

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