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Les énergies marines, l’or bleu de la France ?

Dernière mise à jour le mardi 3 septembre 2013

Article paru
sur le site "BFM Business" - 31 Août 2013
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L’énergie vient aussi de la mer, et l’Hexagone veut devenir un acteur majeur de l’exploitation de ces ressources renouvelables. Une visée politique, dans le cadre de la transition énergétique, mais aussi industrielle, pour permettre aux entreprises d’être à la pointe sur ces domaines et d’exporter leurs compétences.

L’Etat a lancé le 14 mai 2013, son second Appel à manifestation d’intérêt" sur les "Energies Marines Renouvelables" (EMR). Les entreprises qui se seront portées volontaires, d’ici le 31 octobre 2013, pour développer des solutions techniques qui permettront le déploiement à grande échelle des EMR, pourront ainsi bénéficier d’aides publiques.

Exception faites des barrages, aucune de ces EMR n’est mature pour le déploiement à grande échelle. Certaines technologies sont néanmoins tout près d’entrer en phase commerciale, comme les éoliennes en mer "posées", celles qui se fixent sur les fonds marins.

Mais la France est à la traîne : au Royaume-Uni, en Allemagne, en Belgique ou dans les pays scandinaves, des turbines produisent déjà de l’électricité consommée.

> Eoliennes et hydroliennes en tête

Les hydroliennes, ces éoliennes sous-marines qu’actionnent les courants, sont en phase de démonstration préindustrielle, ce qui en fait la deuxième technologie la plus proche de l’exploitation commerciale. Et sur ce domaine, la France pourrait bien se démarquer. Le pays, grâce aux caractéristiques de ses littoraux, possède le 2ème potentiel européen. Soit 2.000 à 3.000 mégawatts, "deux fois plus que ce que sera en mesure de produire l’EPR en construction de Flamanville", explique Philippe Gilson, le président de la commission Energies Marines au Syndicat des énergies renouvelables (SER).

Là aussi, les entreprises britanniques ont pris une longueur d’avance sur les Français Alstom, DCNS, ou EDF EN. Mais ces dernières ont mis ce temps à profit pour adapter leur prototype en fonction de retours d’expérience. Philippe Gilson précise que les hydroliennes d’Alstom sont dotées de génératrices plus performantes que celles des éoliennes terrestres, sujettes à des “pannes fréquentes”.

Un moyen de réduire la maintenance, beaucoup plus compliquée et coûteuse en milieu marin. L’entreprise fabrique également des turbines aux pales plus longues que celles de ses concurrents. Car plus l’engin est grand, plus il génère d’énergie. C’est même là “le principal facteur de réduction des coûts”, souligne le spécialiste des énergies marines du SER.
Troisième technologie sur le point de se jeter à l’eau : les éoliennes offshores, mais flottantes cette fois. Au lieu d’être fixées au fond de la mer, elles sont érigées sur des plateformes installées à la surface de l’eau. Ce qui élargit le périmètre d’installation potentiel par rapport à celui des éoliennes “posées”, où le niveau de l’eau ne doit pas dépasser les 40 mètres de profondeur. Selon Philippe Gilson, ce secteur va “exploser” dans les années à venir.

> Des ressources prometteuses

Sur les trois dernières catégories d’énergie marines recensées en France, il faudra attendre. La R&D est en cours, et les prix encore plus ou moins dissuasifs. Deux ou trois prototypes sont au point pour exploiter l’énergie des vagues. Le potentiel serait énorme, encore plus que celui de l’hydrolien : la ressource française pourrait atteindre jusqu’à 400 TWh (400.000 GWh).

France énergies marines estime qu’à court terme, des premières fermes commerciales démarreront, mais à des coûts de production de 200 à 250 euros le MWh. La Cour des comptes évaluait en 2010 celui de l’EPR en construction de Flamanville entre 70 et 90 euros le MWh.

Sur le secteur de l’énergie maréthermique, générée par la différence de température entre les eaux de surface et les eaux profondes, il y a encore peu d’acteurs aujourd’hui. La capacité de production dans les territoires français pourrait techniquement atteindre 1.400 GWh en 2020. Mais elle n’est adaptée qu’aux DOM-TOM, puisqu’elle nécessite un différentiel d’au moins 20° entre la surface et le fon
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