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Les forages pétroliers en Méditerranée coulés ?

Dernière mise à jour le mercredi 18 avril 2012

Article paru sur le site "Var Matin" - Mercredi 11 Avril 2012
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Les forages pétroliers en Méditerranée coulés ?

Le permis d’exploration de 2002 ne serait pas renouvelé. Le ministère de l’industrie parle d’un « rejet tacite » qui n’a pas encore été annoncé à la société pétrolière. Les opposants restent prudents

Alors, ce permis d’exploration en mer pour y chercher du pétrole ? Prolongé ? Ou mort et enterré ? Toute la journée d’hier, les opposants à ce permis donné en 2002 à une société anglaise (qui a refilé le bébé à l’écossaise Melrose), se sont posés la question. Qu’en était-il de ces forages sur une zone de 9,375 km2, au large du parc national de Port-Cros ?

Depuis des mois, écologistes et opposants de tous horizons répétaient (comme ils l’ont fait dimanche lors de leurs manifestations) que ce fameux permis arrivait à expiration le 11 avril. Et que si rien ne paraissait au journal officiel (JO) ce jour-là, c’est que l’affaire était tombée à l’eau.

Pas d’arrêté de rejet

Ils ont donc été nombreux hier à éplucher les petites annonces du JO, sans dénicher la moindre trace du permis Rhône-Méditerranée. Mais ils n’ont pas crié victoire pour autant, comme s’ils n’étaient sûrs de rien. « Tant qu’il n’y a pas d’arrêté définitif de rejet, restons vigilants », glisse Denis Lieppe, président de l’Association des amis du parc national de Port-Cros.

Il faut dire que le ministère de l’industrie entretient le doute en communiquant très discrètement sur cette question. Lui non plus n’a pas effectué d’annonce fracassante. Le cabinet d’Eric Besson nous a simplement indiqué, hier, que ce permis faisait l’objet « d’un rejet tacite ». Autrement dit, faute d’avoir été renouvelé dans les délais, il n’était plus valable. Les délais, justement, n’ont pas grand-chose à voir avec cette fameuse date du 11 avril. En fait, ce permis a été renouvelé en août 2010, pour quinze mois. Si on suit bien le ministère, il était donc caduc depuis plusieurs semaines déjà. Ce rejet n’a pas été signifié clairement à Melrose, qui doit bien s’en douter cependant.

Suivra ensuite un enterrement officiel sous forme de décret ou d’annonce au JO. Cet arrêt définitif sera encore soumis à un certain nombre d’instances et devra être justifié, argumenté. Sinon, la société Melrose risque de ne pas l’entendre de cette oreille et se lancer dans un contentieux.

Arbitrage présidentiel

Dans le flou juridique actuel, une seule certitude : le candidat Nicolas Sarkozy, en meeting à Caen vendredi dernier, a revêtu ses habits de président pour assurer qu’il « n’accepterait pas de forages pétroliers » en Méditerranée. Cette annonce a peut-être surpris le ministère de l’industrie qui n’a pas beaucoup de moyens pour s’opposer à la volonté présidentielle, même si Eric Besson n’était pas contre ces forages. À moins qu’il ne s’agisse que d’une promesse de campagne du candidat UMP. Mais personne n’ose avancer une telle hypothèse.



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