24 septembre : Vidéo : en Asie centrale, la mer d’Aral renoue avec l’eau et la vie23 septembre : Economie de la mer. La criée, cœur battant de la pêche dans la nuit 22 septembre : Assises de la pêche. « Dans la mer, il n’y a pas de sous-produits » 21 septembre : Cousteau. La Calypso en rénovation, victime d’un incendie 20 septembre : Brexit. Les pêcheurs veulent un horizon dégagé19 septembre : Tara. L’expédition s’alarme pour les récifs coralliens18 septembre : Danisco. Un agrément pour de nouveaux débouchés17 septembre : Plouescat. Des physalies échouées à Porsmeur 16 septembre : Aquaculture. La ferme pilote du Ceva15 septembre : Des particules de plastique piégées au fond des mers9 septembre : Porspoder. La Physalia Physalis, un danger mortel 2 septembre : Pêche illicite. 200 kg de coques saisies en Petite mer de Gâvres 31 août : Un drone pour surveiller la mer et le littoral 22 août : Lorient. Saisie de 18 tonnes de thon rouge pêché illégalement 15 août : Le Canada, premier pays à commercialiser du saumon transgénique
Accueil > Actualités de la mer > Les herbiers de posidonies déclinent

Les herbiers de posidonies déclinent

Dernière mise à jour le mercredi 21 mars 2012

Article paru sur le site "Midi Libre" - Dimanche 18 Mars 2012
Visualiser l’article original



Les herbiers de posidonies déclinent

OLIVIER SCHLAMA

Pollution et changement climatique menacent cette plante. Les herbiers de posidonies ont traversé 10 millions d’années sans encombre, mais leur formidable capacité d’adaptation a des limites : l’homme.

Auteure d’une étude majeure qui a commencé il y a dix ans, Sophie Arnaud-Haond, chercheur à l’Ifremer de Brest, est inquiète. Selon elle, les herbiers de posidonies (posidonia oceanica) déclinent à un rythme soutenu : ces plantes majeures de l’écosystème méditerranéen perdent 5 % de leur surface par an. Les raisons ? Pollution et changement climatique, conséquences abruptes de l’ère industrielle.

"Les réserves naturelles comme celle du Bagnas à Agde ont des effets très positifs mais cela ne suffit pas", affirme Sophie Arnaud-Haond. La scientifique plaide pour la préservation accrue de zones littorales et côtières. Ces herbiers endémiques de Méditerranée sont d’irremplaçables nurseries à poissons et des puits à carbone plus efficaces, à surfaces égales, que des forêts équatoriales ! Il a fallu dix ans d’études complexes pour en arriver à ces conclusions inquiétantes. Les herbiers de posidonies s’étendent le long des côtes méditerranéennes sur une aire estimée à 25 000 à 50 000 km2, soit 25 % de la zone côtière comprise entre zéro et 40 mètres de profondeur. Les scientifiques ont montré que leur capacité de reproduction par clonage leur permet de faire perdurer un bagage génétique de plusieurs dizaines de milliers d’années ! Une stratégie qui est insuffisante au regard des agressions humaines. Malgré cette capacité d’adaptation incroyable, ces prairies sont menacées.

L’étude a été initiée en 2002 dans le cadre d’un projet Européen (M & M’s, Monitoring & Management of Seagrasses) auquel participait déjà Sophie Arnaud-Haond. La quarantaine d’herbiers étudiés comprend principalement ceux du nord de la Méditerranée, du sud de l’Espagne à Chypre, en passant par Tunis.



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP