10 décembre : Les coquilles Saint-Jacques aussi mangent du plastique 8 décembre : Neoline. Les voiliers nantais transporteront des voitures Renault 7 décembre : Civelles. Un « trafic international » jugé à Nantes 6 décembre : #AlertePollution 5 décembre : Pollution des mers. Une concentration inquiétante de métaux lourds dans les plastiques 4 décembre : Saint-Philibert. Des plages envahies par des algues rouges 3 décembre : Dauphins. Les pélagiques font du bruit pour les sauver2 décembre : Grands fonds. Un labo commun entre Brest et la Chine 1er décembre : Bar. Les ligneurs craignent la fermeture de la pêche 30 novembre : Hx², la future voiture solaire à usage urbain d’Eco Solar Breizh29 novembre : Algues. L’or vert de la Bretagne28 novembre : Il est crucial de protéger la haute mer pour nous protéger27 novembre : Une bactérie mangeuse de CO2 découverte dans l’océan Pacifique26 novembre : Une chercheuse propose des solutions simples pour sauver les abeilles24 novembre : Ver marin. Visitez l’élevage qui révolutionne la greffe23 novembre : Des produits de la mer pour des gourmands pressés22 novembre : Pesticides : la consommation française cartographiée21 novembre : Pesticides : la consommation française cartographiée19 novembre : Tableau de bord interactif. Suivez la Route du Rhum en direct15 novembre : Brexit. Les pêcheurs s’invitent dans la négociation14 novembre : Pêche au bar. Les précisions de la FNPP 13 novembre : Zéro rejet. Scientifiques et pêcheurs dans le même bateau12 novembre : Economie de la mer, la mer grande oubliée de l’Histoire 8 novembre : Saint-Brieuc : plus de coquilles Saint-Jacques, mais quel effet sur le prix ?7 novembre : Route du Rhum. Le point à 6 h6 novembre : Baie de Morlaix. Un chalutier remonte un engin explosif, l’équipage évacué5 novembre : Les pêcheurs de Boulogne-sur-Mer et de Nieuport se mobilisent contre la pêche électrique4 novembre : Route du Rhum. La quarantaine rugissante ! 3 novembre : Une pieuvre "Dumbo", très rare, observée au large de la Californie 2 novembre : Pour sauver le corail, ces îles paradisiaques ont interdit les crèmes solaires31 octobre : Biodiversité. Le rapport qui accable nos modes de vie 30 octobre : L’expédition Tara rentre à Lorient après 30 mois dans l’océan Pacifique29 octobre : Tara. « Le corail, véritable thermomètre de la planète »
Accueil > Actualités de la mer > Les hydrates de méthane des fonds marins : une ressource énergétique d’avenir (...)

Les hydrates de méthane des fonds marins : une ressource énergétique d’avenir ?

Dernière mise à jour le mardi 20 novembre 2012

Article paru
sur le site "Bulletin electronique" - jeudi 15 novembre 2012
Visualiser l’article original


Lors de la conférence internationale Falling Walls tenue le 9 novembre 2012 à Berlin, le professeur Peter Herzig a attiré l’attention du public sur les ressources cachées des fonds marins. M. Herzig est diplômé de géologie et directeur du GEOMAR (Centre Helmholtz pour la recherche océanique à Kiel, Schleswig-Holstein), l’institut allemand équivalent à l’IFREMER français. Lui qui a souvent relié sciences marines et économie, a voulu faire prendre conscience au public du potentiel encore mal connu des fonds marins en termes d’exploitation de ressources naturelles. En effet, ces zones géographiques renferment aussi bien des bactéries dont les substances bioactives pourraient être utiles à l’industrie pharmaceutique que des ressources minérales telles que l’or, et surtout des ressources énergétiques comme les hydrates de méthanes.
Un hydrate de méthane (ou clathrate de méthane) est un composé d’origine organique naturellement présent dans les fonds marins, ainsi que dans le pergélisol (sol gelé pendant au moins deux années consécutives) des régions polaires. Appelé familièrement "glace qui brûle", ce composé cristallisé est inflammable. A l’échelle moléculaire, un clathrate de méthane est en effet constitué d’une fine "cage" de cristal dans laquelle est piégé du gaz issu de la décomposition de matière organique relativement récente par rapport à celle engendrant le pétrole et le gaz naturel.

Ressources

Les clathrates de méthane sont présents en grande quantité dans les fonds marins à des profondeurs de quelques centaines de mètres. La quantité estimée serait proche de 200 milliards de m3 de gaz, soit 150 à 700 ans d’exploitation. La quantité d’hydrates de méthane dans le réservoir continental est moins bien connue. La surface relativement faible (10 millions de km2) occupée par le pergélisol laisse supposer qu’elle est moindre que dans le réservoir océanique.

Exploitation

Les réserves d’hydrates de méthane sont donc considérables et de nombreuses compagnies pétrolières s’y intéressent. Mais, la récupération de ce composé est difficile et coûteuse (décompression, utilisation de solvant comme le méthanol, chauffage, ...) et les difficultés technologiques qui en résultent semblent actuellement loin d’être résolues. En outre, des risques géophysiques tels que les glissements de terrain viennent s’ajouter aux difficultés d’exploitation. A titre comparatif, l’exploitation des gaz de schistes est moins complexe et meilleur marché.

Conséquences climatiques

L’exploitation des hydrates de méthane pourrait poser de sérieux problèmes en matière d’effet de serre. Leur combustion émet en effet du CO2, en plus du risque que de grandes quantités de méthane rejoignent l’atmosphère pendant leur exploitation, sachant que le potentiel de réchauffement global du méthane est 22 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone. Cependant, l’exploitation pourrait également être utilisée pour séquestrer le carbone, en emprisonnant le CO2 dans des cristaux pour former ainsi des hydrates de CO2 qui viendraient maintenir la stabilité géologique dans les gisements.

Politiques internationale et allemande

Les Japonais sont les premiers à avoir lancé un programme de recherche destiné à déterminer les ressources énergétiques des fonds marins du pays. La quantité de cette ressource dans la mer autour du Japon équivaut à 100 années de consommation nationale de gaz naturel. Les industriels doivent tester en mer des méthodes de décompression des hydrates permettant de le récupérer intégralement, c’est un des projets du Japonais JOGMEC.

Le projet allemand SUGAR (recherche et transport sous-marin d’hydrates de gaz, [1]), lancé à l’été 2008 par l’Institut Leibniz pour les sciences marines de Kiel (Schleswig-Holstein), sous tutelle des Ministères fédéraux de l’économie et de la technologie (BMWi) et de l’enseignement et la recherche (BMBF) avec l’appui de 30 partenaires économiques et scientifiques et un budget initial de près de 13 millions d’euros, vise à extraire du méthane marin et à stocker à sa place du CO2 capté au sortir de centrales thermiques ou d’autres installations industrielles.

L’Allemagne ne possède pas de zones riches en hydrates de méthane, mais elle est très intéressée à développer des technologies d’exploitation de cette ressources pour s’associer ensuite à des pays comme l’Inde, Taïwan ou la Corée du Sud ; ceci afin de les aider à extraire la ressource de manière optimale et à séquestrer une partie du carbone industriel.

Lire l’article complet ...


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP