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Les migrations des tortues mieux connues

Dernière mise à jour le mardi 31 janvier 2012

Article paru sur le site "Clicanoo.re" - Jeudi 26 Janvier 2012
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Les migrations des tortues mieux connues

Après trois ans d’application, le programme de suivi des tortues marines mené par Kélonia et l’Ifremer, livre ses premiers résultats. Grâce aux différentes balises Argos posées, les scientifiques ont désormais une idée plus précise de leurs migrations.

Même si ce reptile renferme encore de nombreux secrets, il laisse entrevoir certaines de ses caractéristiques. Désormais, on connaît mieux les migrations de la tortue caouanne par exemple. Grâce tout d’abord à la pêche aux palangriers, dont elle se retrouve souvent victimes. Le bon réflexe désormais acquis des pêcheurs les conduits directement au centre de soins de Saint-Leu, Kélonia. Un mal pour un bien donc, puisque les scientifiques ne rateront pas l’occasion de lui poser une balise Argos. Depuis le début du programme Dymitile (*), elles sont 17 à avoir été affublées de ce boitier. Un volume représentatif qui aboutit aujourd’hui à des conclusions assez justes sur leurs mouvements. Mayeul Dalleau, doctorant en deuxième année de thèse à l’Université de la Réunion, suit avec attention leur itinéraire. De ces traces sur l’écran d’ordinateur, il a tout d’abord déduit cette découverte. Après leur départ des côtes réunionnaises, et par fidélité à leur site de ponte, les tortues mettent le cap sur Oman, un pays du Moyen Orient, situé au Sud de la péninsule d’Arabie. "On pensait qu’elle venait plutôt d’Afrique du Sud ou de Madagascar", avance le jeune spécialiste. Mais pourquoi et comment parviennent-elles jusqu’à la Réunion ? "C’est assez intriguant", répond-il. "Nous formulons l’hypothèse qu’elles dérivent". Autre enseignement, concernant les tortues vertes d’âge adulte, dont les balises sont fixées aux Iles éparses, là où elles pondent. Le suivi GPS a révélé que cette espèce parcourait un rayon beaucoup plus large que prévu. Reste à comprendre les raisons d’un tel déploiement. "Ce fonctionnement présente un avantage en terme de survie. Si un herbier est atteint, elle va se déplacer vers un autre". Mayeul Dalleau en déduit que "c’est une espèce robuste".

Un plan de conservation en vue

Une chose est sûre, ces parcours touchent pas moins de huit états voisins (Mozambique, Tanzanie, Kenya, Somalie, Madagascar, Seychelles, Maurice et la Réunion bien sûr). Voilà un argument implacable pour justifier d’une prise en compte de l’animal à grande échelle auprès des décideurs et financeurs. Car ce programme, qui devrait être bouclé d’ici un an, a pour ultime vocation la rédaction d’un plan de conservation, concernant directement tous les pays de la zone. C’est donc la concrétisation de plusieurs années de recherche. "Nous sommes satisfaits, il n’y a pas eu beaucoup d’échecs", confie le thésard. Désormais, en se fixant un autre angle d’approche, les données récoltées pourront fournir d’autres précieux renseignements. Qui nous renseigneraient par exemple sur la vitesse de nage de ces reptiles

D.F.B

(*) Dynamique migratoire des tortues marines dans les îles du Sud ouest de l’Océan Indien, programme lancé en 2009



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