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Les pêches européennes seront-elles durables en 2012 ?

Dernière mise à jour le jeudi 15 mars 2012

Article paru sur le site "Actualité News Environnement" - Vendredi 09 Mars 2012
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Les pêches européennes seront-elles durables en 2012 ?

Par Jean-Charles BATENBAUM

Une toute nouvelle analyse détaillée des quotas de pêche adoptés par le Conseil des Ministres en décembre dernier, vient d’être rendue publique par les scientifiques regroupés au sein de l’Association française d’halieutique (AFH).

Une toute nouvelle analyse détaillée des quotas de pêche adoptés par le Conseil des Ministres en décembre dernier, vient d’être rendue publique par les scientifiques regroupés au sein de l’Association française d’halieutique (AFH).

Selon l’analyse, contrairement aux déclarations des autorités, les décisions prises ne sont pas toutes conformes, loin s’en faut, à l’avis des scientifiques.

Avec plus de 6 millions de tonnes de poissons fournis chaque année et une flotte de plus de 80 000 navires, l’UE est le quatrième producteur mondial de pêche et d’aquaculture au monde (4,6 % de la production mondiale).

Par ailleurs, grands consommateurs de poissons, les Européens disposent également du plus grand territoire maritime au monde, ce qui fait de l’UE le plus grand marché mondial. Pour autant, l’UE est également le premier importateur mondial de poissons, fruits de mer et produits de l’aquaculture. En effet, pas moins de 60% des besoins de l’UE en produits de la pêche proviennent de pays tiers.

Parmi les 111 mesures de quota de pêche adoptées par le Conseil des Ministres, seules 59 suivent scrupuleusement l’avis scientifique, ce qui représente 40% des captures autorisées dans les eaux européennes.

Toujours selon l’analyse, dans 28 cas, représentant 30 % des captures autorisées, le quota autorisé est supérieur à l’avis scientifiques. Enfin, dans 24 cas sur 111 (30 % des captures également) le quota de pêche adopté n’est pas directement relié à un avis scientifique, peut on lire dans un communiqué de presse.

Il faut savoir qu’afin de trouver un bon équilibre entre une industrie de la pêche concurrentielle et des stocks halieutiques durables et d’éviter les situations de "surpêche", l’UE réglemente le volume des stocks de produits issus de la pêche et de l’aquaculture. En effet, une exploitation excessive des ressources de pêche menace l’existence de plusieurs stocks de poissons, nuisant ainsi fortement à l’équilibre de l’écosystème marin et privant les pêcheurs d’une source de revenus durable. Ainsi, chaque année en décembre, le Conseil de l’UE fixe, Etat par Etat et sur la base d’études scientifiques, la quantité de poissons que les pêcheurs européens pourront capturer l’année suivante. En ce sens, la Commission européenne impose aux pouvoirs publics de lutter contre la pêche illégale.

Dans l’analyse, les scientifiques montrent que le processus de décision en matière de quotas de pêche est aujourd’hui extrêmement complexe, voire totalement opaque. Aucun des acteurs du système n’est en mesure de comprendre l’ensemble des décisions prises. Rendre ce processus plus transparent nécessiterait notamment d’y associer l’ensemble des acteurs et de redéfinir des unités de gestion conformes aux connaissances actuelles sur la répartition des stocks naturelles. Il s’agit là d’enjeux majeurs pour la gestion des pêches et pour la réforme en cours de la politique européenne des pêches. Force est malheureusement de constater que ces évolutions ne semblent pas inscrites à l’agenda.

« Si la situation semble s’améliorer pour quelques espèces, l’état global des ressources marines européennes reste préoccupant. Un stock naturel sur deux est ainsi jugé en dehors des limites de durabilité écologique ou présente des signes d’évolution négative. Et tous ceux-là ne font pas l’objet de mesures de limitation des captures. En outre, la connaissance scientifique reste très parcellaire. Seul un petit nombre de stocks fait l’objet d’une évaluation scientifique précise. Réciproquement, de l’ordre de 50% des captures réalisées dans les eaux européennes ne font l’objet d’aucun suivi scientifique ou d’un suivi scientifique insuffisant pour que des mesures de gestion efficaces puissent être proposées. Il existe en la matière un réel déficit de la recherche, dont les moyens ne sont manifestement pas à la hauteur des enjeux posés par l’exploitation durable des ressources naturelles de la mer », expliquent les scientifiques.

« La route est encore longue pour développer une approche écosystémique, changer le système pêche et l’inscrire dans une perspective de développement durable. Les scientifiques de l’AFH souhaitent y contribuer ».



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