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Les pêcheurs européens unis contre la politique « du zéro rejet »

Dernière mise à jour le mercredi 4 avril 2012

Article paru sur le site "La Voix du Nord" - Lundi 02 Avril 2012
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Les pêcheurs européens unis contre la politique « du zéro rejet »

COMMISSION EUROPÉENNE

La Commission européenne souhaite imposer le principe du « zéro rejet en mer » d’ici quelques mois. Une initiative qui fait l’unanimité contre elle parmi les pêcheurs européens. Hier, à Nausicaà, un colloque réunissait patrons de pêche venus de toute l’Europe, politiques et membres de la Commission pour planter un débat, qui s’est avéré un réquisitoire contre la politique européenne.

PAR SYLVAIN LIRON

> Zéro rejet, ça veut dire quoi ?

Actuellement, les pêcheurs sont soumis à une réglementation importante de leurs prises. Quotas par espèce, taille des poissons. Une partie de ce qui est ramené dans les filets est rejetée en mer, mort. Pour éviter ce gaspillage et préserver l’espèce, la Commission s’est mise en tête d’interdire d’ici 2015 tous les rejets, qui se chiffrent en millions de tonnes chaque année. « Il faut changer la mentalité des cales pleines à ras bord.

 » Les « déchets » devraient être ramenés au port pour être transformés en farine animale. Impensables pour les pêcheurs européens.

Diminuer ou réduire, oui. Interdire, non.

> Qu’en pensent les scientifiques ?

« Un poisson mort est mort », souligne Alain Biseau, d’Ifremer, qui préfère insister sur la sélectivité, c’est-à-dire le choix de filets permettant de ne pas capturer les « mauvais » poissons. « Rapporter les rejets à terre n’a aucun intérêt pour la protection de la ressource. »

> La sélectivité est-elle la solution miracle ?

Une solution, oui. Miracle, non. Depuis une dizaine d’années, les pêcheurs européens, de l’Espagne à l’Irlande en passant par l’Écosse ont, selon eux, fait beaucoup d’efforts. Ils ont mis en place de nouveaux filets qui ont permis une forte diminution des rejets allant jusqu’à 50 %. Mais, plus le filet est performant écologiquement, plus il ampute le chiffre d’affaires du bateau, comme l’a constaté Marc Meillat (Ifremer), dans une étude sur les langoustines dans le golfe de Gascogne. Il faut donc trouver un compromis entre efficacité du filet et rendement.

> Pourquoi les pêcheurs s’inquiètent ?

Les produits non désirés ne seront pas transformables à bord. « Nous ne sommes pas des bateaux usines. » Et diminueront la place réservée au poisson commercialisable. Obligeant à plus d’allers-retours et moins de rentabilité. En colère et unis, les pêcheurs souffrent de la politique dite du bâton, persuadés que la Commission ne fait que les punir, sans tenir compte des efforts réalisés.



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