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Les yeux dans le bleu de la réserve marine de Cerbère-Banyuls

Dernière mise à jour le lundi 12 août 2013

Article paru
sur le site "L’indépendant" - 11 Août 2013
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Six passionnés de la mer veillent tout l’été sur les 650 hectares de la réserve de Cerbère-Banyuls, ses 1 200 espèces animales, ses herbiers protégés... et les milliers de vacanciers qui fréquentent le site.

Quelques bulles à la surface d’une immensité bleue. Qui seraient totalement passées inaperçues aux yeux du plaisancier comme vous et moi, captivé par la statuaire de la roche grise, bercé par un roulis nonchalant, les yeux plissés sous les ardeurs du soleil. Mais qui n’échappent pas à l’œil exercé des vigies de la réserve. "Une palanquée". A quelques mètres du Migjorn, la vedette des agents de la réserve de Cerbère-Banyuls, des plongeurs admirent les merveilles du monde sous-marin. Herbiers de posidonie, grandes nacres, saupes et dentis ont ici trouvé un sanctuaire, que traversent régulièrement des bancs de thons, de poissons-lunes ou d’autres cétacés.

L’Homme, une espèce particulièrement surveillée

Mais pour les agents de la réserve, durant la saison estivale, c’est une tout autre espèce qu’il faut avoir particulièrement à l’œil. Deux bras, deux jambes, parfois doté d’un tuba quand ce n’est pas d’une turbine, l’Homme ne se lasse pas de cet espace sauvage à quelques encablures des plages bondées.

Démocratisation de la plongée sous-marine - "Il y avait cinq ou six clubs il y a 20 ans dans les P.-O., aujourd’hui on compte 18 structures" - engouement pour les balades en canoë, et recherche d’activités gratuites en raison des difficultés économiques des ménages expliquent en partie que la fréquentation de la réserve atteigne des sommets, ces dernières années. "Il y a beaucoup de monde, sur les plages, sur les rochers, en mer… Du coup, on prend une canne, un bambou avec un fil, une simple épuisette, au risque de perturber l’équilibre très précaire de cet espace. Toute la difficulté est donc de mesurer cette ’pression’ sur le milieu, et gérer au mieux cet impact".

Une hausse des visites qui a conduit la réserve à apposer, en début de saison, d’immenses panneaux amenés par la mer et installés dans les criques difficilement accessibles pour rappeler à chacun les règles à respecter. Mais la pédagogie, parfois, cela ne suffit pas.

Un décompte précis de la fréquentation

Alors tous les jours, plusieurs fois par jour, les agents de la réserve prennent la barre, et le carnet de contraventions. A chaque passage, les agents de la réserve procèdent à une analyse scientifique de la fréquentation. Trois plongeurs ici, douze nageurs là, trois plaisanciers par là-bas… Les mérous ne sont décidément pas les seuls à faire l’objet d’un comptage précis !

"Bonjour, réserve marine ! Vous savez que vous n’avez pas le droit de plonger, ici ?". "Bonjour, réserve marine ! Vous savez qu’à moins de 300 mètres des côtes la vitesse est limitée à 5 nœuds ?". "Bonjour, réserve marine ! Vous savez que dans la zone de mouillages organisés, vous ne pouvez pas jeter l’ancre ?". La plupart du temps, un simple petit rappel suffit à dissiper le malentendu, ou le manque d’expérience du navigateur du dimanche. Mais parfois, les agents de la mer doivent remettre les pieds sur terre pour prendre les contrevenants sur le vif. Tel ce pêcheur au harpon, bien décidé à braver l’interdit. Ou ces touristes, lassés de partager la mer avec les méduses, et qui les avaient tout simplement jetées à la poubelle.

"On effectue des surveillances depuis la terre, à la jumelle : c’est plus discret qu’un bateau. Même si ce n’est pas l’aspect de la profession que nous préférons, il n’y a parfois pas d’autre moyen de rappeler les gens à la légalité". Car en mer aussi, la liberté des uns s’arrête là où commence… celle des poissons !

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