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Malgré le feu vert européen, l’aquaculture française ne veut pas des farines animales

Dernière mise à jour le dimanche 17 mars 2013

rticle paru
sur le site "FranceInfo" - 16 Mars 2013
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Les farines animales ? "Nos consommateurs français n’en veulent pas, nous sommes donc contre leur réintroduction", assène Stéphane Dargelas, du groupe Aqualande, leader européen dans l’élevage et la transformation de la truite. Malgré l’autorisation par la Commission européenne de réintroduire des farines de porc et de volaille en Europe à partir du mois de juin pour l’alimentation des poissons d’élevage, pas question pour les aquaculteurs français de s’y mettre.

"Cette décision de Bruxelles fait du tort à notre professio", déplore Stéphane Dargelas, "car elle risque de créer la confusion dans l’esprit de certains consommateurs et de les détourner des rayons". Outre le scandale récent sur la traçabilité de la viande, les consommateurs français sont très à cheval quand on aborde la farine animale. Les souvenirs de la crise de la vache folle perdurent.

"La France est le seul pays européen où l’annonce de la réintroduction de farines animales dans l’élevage aquacole a suscité une telle campagne médiatique" hostile, reconnaît Arnault Chaperon, aquaculteur depuis 1977.
Mise en place d’un label certifiant la qualité

Pour y remédier, le Comité interprofessionnel des produits d’acquaculture (Cipa), opposé aux farines, propose une solution simple : la mise en place d’un étiquetage rapide et systématique des produits aquacoles certifiés par une charte de qualité qu’il vient de mettre en place.

Cette proposition va dans le même sens que la volonté gouvernementale. François Hollande avait annoncé en marge du Salon de l’agriculture que "la France n’introduirait pas ces protéines animales en ce qui la concerne". Et le gouvernement français, qui a déploré le feu vert bruxellois, souhaite aussi la mise en place d’un label précisant l’absence de farine animale.

"On n’a rien à cacher et on est fier de notre métier", assure le président du Cipa, Marc Lamothe
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