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Méditerranée : réintroduction de la langouste rouge en zone protégée

Dernière mise à jour le mercredi 29 août 2012

Article paru sur le site "GoodPlanet.info" - lundi 27 Août 2012
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GOLFE-JUAN - (AFP) - "Elles sont stressées", s’inquiète au soleil Christophe Serre, biologiste marin et scaphandrier, avant de plonger à 25 mètres de profondeur pour installer des langoustes rouges dans leur nouvel habitat, une "zone marine protégée" entre Antibes et Cannes.

Majoritairement expatriées de Corse le matin-même, elles sont délicatement posées dans les failles de blocs de béton immergés à partir de 1980 au large des côtes de Golfe-Juan, aujourd’hui recouverts d’éponges ou d’anémones.

Dans cet espace marin de 50 hectares, ouvert mais délimité par des balises, se croisent jusqu’à soixante espèces différentes de poissons. Une cinquantaine de langoustes ont trouvé refuge, en fin de semaine, dans 8.000 m3 de récifs artificiels faisant office de fonds rocheux.

Ces crustacés ont quatre ans, au vu de leur poids de 400 grammes. Ils peuvent atteindre 2,5 kg à 15 ans et exceptionnellement vivre jusqu’à cent ans.

La nouvelle colonie sera doublée dans les prochains mois, grâce aux pêcheurs locaux trouvant des langoustes trop jeunes pour être commercialisées. Avec cette réintroduction, l’espoir des pêcheurs est de les voir se reproduire, puis essaimer en dehors de la zone protégée.

Il n’existe pas de statistiques sur la présence des langoustes sur la Côte d’Azur, où l’urbanisation du littoral a beaucoup détruit, dans les années 1970, leurs terrains de prédilection, petits fonds et herbiers de posidonies.

On en pêche actuellement plusieurs centaines de tonnes par an en Corse, quelques dizaines de tonnes près de la Côte d’Azur où le plateau continental descend très vite, selon M. Serre, de la direction de l’environnement du conseil général des Alpes-Maritimes.

Avant d’en arriver là, le bataillon de langoustes - préalablement épinglées avec les numéros de téléphone du conseil général et du comité local des pêches maritimes du département - sera suivi pendant deux ans par le biologiste marin.

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