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Mer. L’écouter pour mieux la protéger

Dernière mise à jour le vendredi 11 octobre 2013

Article paru
sur le site "Le Telegramme" - 09 octobre 2013
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ls installent des enregistreurs de sons sous l’eau pour mieux connaître le milieu marin et mesurer l’impact des activités humaines. Avec le développement des énergies renouvelables en mer, le sujet est d’actualité.

La chaire d’excellence industrielle Chorus rassemble des chercheurs de Brest et de Grenoble (*), capables de déchiffrer la densité et la nature des sons collectés à l’aide de capteurs de dernière génération. Les progrès de ces capteurs capables d’engranger des données sur de longues périodes (jusqu’à un an) permettent aujourd’hui de cartographier plus précisément les paysages sonores des zones sous-marines. Ces cartographies évoluent-elles au voisinage d’une activité humaine impactante ? Quelles peuvent être les interactions possibles ? Ces travaux intéressent de près les industriels chargés de l’implantation des hydroliennes et éoliennes en mer. La législation qui ne cesse d’évoluer en la matière exige une prise en compte de l’impact de leur activité dans le milieu.

Capteurs en rade de Brest

« Mais encore faut-il avoir une connaissance minimum du milieu, avant d’implanter ces machines, et disposer des outils et des modèles qui permettent de mesurer après coup cet impact », remarque Marc Boeuf, de France Energies marines. Trouver les outils et maîtriser l’analyse des données : c’est précisément ce à quoi travaillent les chercheurs de Chorus, qui multiplient leurs expérimentations au sein du parc marin et dans la rade de Brest. Ces dernières semaines, ils ont installé des capteurs dans deux zones de dragage de la rade, l’un bien travaillé et presque vierge et l’autre bien plus fourni en êtres vivants posés sur le maërl. Les enregistrements ont parfaitement mis en évidence que la zone la moins impactée était la plus « bavarde » et ont clairement mis en corrélation la densité de population sous-marine et le bruit de fond enregistré pendant plusieurs jours. Leurs écoutes sur le long terme, autour de l’île de Béniguet, ont également clairement mis en évidence une plus grande activité des animaux marins la nuit plutôt que le jour, avec des pics au lever et au coucher du soleil. Autant d’observations objectives qui ont profité aux spécialistes du parc marin d’Iroise.

Industriels intéressés

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