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Morlaix ville Plongeurs. Les yeux et mains des chercheurs

Dernière mise à jour le lundi 18 février 2013

Article paru sur le site "Le télégramme"
- 14 février 2013
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À la station de biologie marine de Roscoff, quatre plongeurs prêtent leurs yeux et leurs mains à la recherche scientifique. Découverte d’une profession méconnue.

L’histoire de la plongée scientifique en France est étroitement liée à la commune de Roscoff. « Ici, la plongée, comme outil de recherches, a débuté dès les années 50, commence Laurent Levêque, ingénieur d’études au CNRS et responsable du service Mer et observation, auquel est rattaché le service de plongée. À cette époque, ce sont les chercheurs eux-mêmes qui réalisaient leurs prélèvements. C’est à partir des années 60 à 70 que cette pratique a commencé à se professionnaliser ».

Un service autonome

Aujourd’hui, la station de biologie marine dispose d’un service de plongeurs, techniciens et non chercheurs, composé de trois à quatre hommes : Yann Fontana, 42 ans, responsable de l’équipe de plongée ; Wilfried Thomas, 39 ans ; Matthieu Camusat, 30 ans, et parfois Laurent Levêque. « La spécificité de ce service, c’est qu’il est autonome », explique ce dernier. Intégrée aux services communs, l’équipe peut être amenée à travailler avec les différents chercheurs, doctorants, post-doctorants, enseignants-chercheurs et étudiants accueillis par la station. Et pas pour un seul laboratoire de recherche. « En métropole, nous sommes les seuls à fonctionner comme ça ».

Différentes missions

Ces différentes collaborations entraînent une grande diversité d’activités : le collectage de spécimens marins à destination de la recherche scientifique, l’observation de l’environnement côtier sur des programmes de longs termes avec, par exemple, des relevés de température de l’eau qui sont réalisés depuis les années 50. Les plongeurs peuvent être amenés à réaliser des prélèvements dans les ports, sur des épaves ou encore à faire de la maintenance sur des balises. « Nous sommes les yeux et les mains de la recherche », explique le responsable du service Mer et observation. Au quotidien, la petite équipe réalise de nombreux clichés et films à destination des chercheurs. « Une heure de prise de vues en mer, cela représente deux mois d’analyse en laboratoire ! », rappelle volontiers Laurent Lévêque. Spécialistes des fonds, les plongeurs professionnels travaillent souvent dans des conditions difficiles (peu de visibilité, une eau très froide...). Ils constatent évidemment l’impact de certaines activités sur l’écosystème marin.

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