Dernière mise à jour le jeudi 15 mai 2008
Récopesca... C’est le nom d’une opération lancée il y a 3 ans par Ifremer : équiper des navires volontaires avec des capteurs capables de mesurer l’effort de pêche en temps réel. Philippe Gros de l’institut français “ Par exemple des comptes tours de power block qui sont ces poulies permettant de dérouler les filets. On peut donc con naitre la longueur de filet qui est calée dans la mer et la durée de pêche du filet. On peut également mettre des capteurs de pression sur les panneaux de chalut. Cela permet de savoir quand le chalut arrive au fond, combien de temps il y reste. IL existe donc toute une série d’engins qui permettent d’avoir la mesure unitaire de l’effort de pêche, le couplage entre la flottille et les stocks qu’elle exploite. On peut également prendre en temps réel des mesures sur la dynamique de l’environnement physique, la vitesse des courants, où se propagent les masses d’eau, via des capteurs de température et de salinité installés à bord des navires”
ce que vous voulez savoir exactement c’est combien on sort de poissons de la mer ? “ Combien on en sort, quelles espèces, avec quel engin, moyennant quelle dépense énergétique, où le navire a pêché, c’est une des conditions du "pêcher plus durablement" parce que pour pêcher plus durablement il faut très précisément ajuster l’effort de pêche à l’état des ressources ”
Pour le moment une trentaine de navires sont équipés. L’objectif c’est d’en appareiller 400. Les pêcheurs reprochent souvent aux données scientifiques de ne pas reproduire la situation réelle des stocks de poissons. De prédire la rareté pour 2007, alors qu’aujourd’hui les filets sont pleins. Le diagnostic repose en effet sur les statistiques des années précédentes. Cette opération permettra peut être de mieux évaluer l’état de la ressource, comme une photographie en temps réel.