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Moule perlière. « Le pari est gagné en Bretagne »

Dernière mise à jour le jeudi 7 juillet 2016

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 27 Juin 2016
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La moule perlière a bien failli disparaître.
Depuis 2012, la station d’élevage de Brasparts recueille les larves, les élève puis les relâche dans six cours d’eau de Bretagne et de Normandie.
Aujourd’hui, si le pari de conservation est gagné, il reste à travailler à la restauration des cours d’eau.

La moule perlière, les amateurs d’histoire la connaissent.
Il est vrai que François Ie r et Marie de Médicis étaient friands de perles, à tel point que l’homme de Marignan en avait une au centimètre carré sur ses habits... « Pourtant, il faut savoir qu’une seule mulette sur 1.000 contient une perle ! », nuance Pierre-Yves Pasco, salarié de Bretagne Vivante.
« On a des témoignages, jusqu’en 1940, de pêcheurs de perles mais, à cette époque, les mulettes (autre nom de la moule perlière, NDLR), ils en pêchaient par milliers ! ».
Un « programme de la dernière chance »

Ce n’est plus le cas, désormais.
Car la moule d’eau douce a bien failli disparaître des cours d’eau, ces dernières années. « C’est une espèce parapluie, concède Pierrick Dury, responsable de la station d’élevage de Brasparts.
Comme les loutres, les saumons atlantiques, elle est très sensible à la qualité de l’eau ». « Il y avait urgence à agir », continue Pierre-Yves Pasco. « Nous avons été contactés par Bretagne Vivante en 2009, précise Pierre Péron, président de la Fédération du Finistère pour la pêche et la protection du milieu aquatique.
L’année suivante, Life + était lancé ». Ce programme européen, d’une durée de six ans, appelé « programme de la dernière chance », visait à la conservation de l’espèce dans le Massif armoricain.

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