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NLes oiseaux de l’Antarctique menacés par la contamination au mercureouvel article

Dernière mise à jour le lundi 21 avril 2014

Article paru
sur le site "CNRS" - 02
avril 2014
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Les oiseaux de l’Antarctique menacés par la contamination au mercure
La contamination au mercure des terres australes a des effets sur les populations d’oiseaux. C’est ce que révèlent les travaux de chercheurs du Centre d’études biologiques de Chizé et du laboratoire « Littoral, environnement et sociétés » (CNRS / Université de La Rochelle). En suivant des skuas en Terre Adélie et aux îles Kerguelen pendant 10 ans, les chercheurs montrent que, lorsque ces oiseaux marins présentent des taux de mercure élevés dans leur sang, leur succès reproducteur diminue. C’est la première fois que des mesures toxicologiques sont couplées à une enquête démographique menée sur une période aussi longue dans les terres australes. Ces résultats, publiés dans la revue Ecology en avril 2014, montrent que les polluants qui s’accumulent au niveau des pôles peuvent bel et bien mener à un déclin des populations d’oiseaux.
Une partie du mercure issu des activités industrielles et domestiques (combustion d’hydrocarbures et de charbon), est balayée par les vents vers l’Arctique et l’Antarctique. Ce mercure d’origine anthropique s’ajoute à celui d’origine naturelle et rentre dans la chaîne alimentaire. Or ce métal lourd est un puissant perturbateur endocrinien, capable d’inhiber la production d’hormones nécessaires à la reproduction. En zone polaire, on savait que de nombreux oiseaux marins tels que les skuas accumulent cet élément toxique à des concentrations élevées dans leurs tissus. Cependant, les effets à long terme sur leurs effectifs n’étaient pas connus.

Pour la première fois, les chercheurs ont réalisé un suivi démographique sur une période de dix ans sur deux espèces d’oiseaux marins : les skuas vivant sur les îles Kerguelen (zone subantarctique) et ceux peuplant la Terre Adélie (en Antarctique). Les skuas sont des oiseaux migrateurs qui se nourrissent essentiellement d’œufs et de poussins de manchots, ainsi que de poissons. Prédateurs redoutables qui vivent 25 ou 30 ans, les skuas accumulent du mercure dans leurs tissus.

Les chercheurs ont tout d’abord capturé une centaine de skuas antarctiques et subantarctiques. Après une prise de sang pour mesurer leur taux de mercure, ils les ont bagués et relâchés. Pendant dix ans, les chercheurs sont revenus sur leur site de ponte pour observer leur succès reproducteur. Les skuas peuvent élever un ou deux poussins par an.

Première constatation, les skuas subantarctiques présentent des concentrations de mercure trois fois plus élevées que celles de l’espèce antarctique. Les chercheurs ont montré chez les deux espèces que, plus le taux de mercure est élevé, moins les oiseaux ont des chances de se reproduire avec succès et en particulier d’élever leur(s) poussins. De façon inattendue, c’est chez l’espèce la moins contaminée, le skua antarctique, que les effets de ce métal lourd sont les plus prononcés. Il est possible qu’en Terre Adélie, les conditions environnementales plus sévères, couplées à la présence croissantes d’autres polluants (pesticides, PCB), amplifient l’impact de la contamination par le mercure.

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