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On nous pousse à faire de la pêche industrielle

Dernière mise à jour le mardi 8 janvier 2013

Article paru
sur le site "Ouest France" - 07 Janvier 2013
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Quel bilan dressez-vous de l’année 2012 ?

Très mitigé. C’est une année moyenne en terme de quantités pêchées mais ce sont les cycles naturels. Il vaut mieux avoir une petite année et avoir des cours qui remontent que d’inonder le marché et ne rien vendre. Cependant, jusqu’en mai les cours des coquillages et des poissons étaient corrects avant de baisser. De plus, il faut prendre en compte le gazole qui a un impact important. On est passé de 0,50 €/litre à 0,70 €/litre. En 2011, nous avions fait le même chiffre d’affaires qu’en 2010 sauf que le budget gazole d’un bateau sur cette période était passé de 63 000 € à 93 000 €, ce qui a fait fondre la trésorerie. Avec un bilan mitigé en 2012, plusieurs bateaux sont encore plus dans le rouge.

Un après la réforme des comités locaux de pêche, quel est votre sentiment ?

Nous avons tiré toutes les ficelles que nous avons pu pour nous opposer à ce projet, mais nous nous sommes retrouvés seuls à nous défendre. La conséquence c’est une perte d’autonomie qui complique le système. De plus, on a justifié cette réforme par la mutualisation des moyens et la réalisation d’économies. Or, entre la mise en place et le fonctionnement, la structure des marins-pêcheurs coûte plus cher.

Quelles sont vos préoccupations pour cette nouvelle année ?

Nous cherchons actuellement un matelot mais on ne trouve pas. C’est un métier dur qui est en plus soumis à des obligations administratives comme une formation en école. Un stage de sécurité et une visite médicale, très bien, mais on n’est pas des Bac + 4, c’est une profession qu’on apprend en se mettant en situation. C’est à nous de savoir si les gars sont capables d’être en mer. Concernant l’Europe, on craint la mise en place de la Politique commune de pêche (PCP) qui impose le zéro rejet pour tous les chalutiers. Actuellement, si une espèce ne nous intéresse pas, que l’on n’a pas le droit de la pêcher ou qu’il s’agit de juvéniles, on remet à l’eau. Avec cette disposition européenne, on va détruire des milliers d’individus qui auraient pu retrouver la mer, tout ça pour en faire de la farine d’aquaculture. On veut nous amener à faire de la pêche industrielle et minotière. Avec le zéro rejet, on a deux ans à vivre. Il faut arrêter ça, c’est une hérésie.
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