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Ostréiculture. Quatre régions et les mêmes préoccupations

Dernière mise à jour le mercredi 21 mars 2012

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Mardi 20 Mars 2012
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Ostréiculture. Quatre régions et les mêmes préoccupations

Quel avenir pour la filière ostréicole atlantique ? Une étude (*) rendue publique cette semaine tente de répondre à cette question et de formuler des préconisations.

Devant la situation préoccupante de la filière, les Ceser de Bretagne, Poitou-Charentes, Aquitaine et Pays de la Loire ont mené une étude commune sur l’ostréiculture de la façade atlantique.
Le caractère interrégional de l’activité justifie cette démarche collective. Une huître d’élevage voyage. Capté dans le bassin de Marennes-Oléron ou d’Arcachon, le naissain grossit en Bretagne avant de mettre le cap sur la Charente-Maritime pour que l’huître soit affinée. De même, quand un virus (herpès) s’en prend aux juvéniles, les conséquences sont elles aussi interrégionales. Depuis 2008, toute la façade atlantique pâtit de la surmortalité (80 %) des jeunes huîtres.

Un intérêt économique social et patrimonial
De l’étude des Ceser, il ressort qu’il faut absolument préserver l’activité ostréicole atlantique. Pour son poids économique : en 2009, elle produisait plus de 80.000 t d’huîtres (83 % du tonnage français) pour près de 300 M€ (87 % de la valeur française). Pour ses emplois : on comptait 11.000 salariés (à l’année ou saisonniers) en France, il y a trois ans, dans des entreprises à 70 % individuelles et familiales. Et pour son rôle dans la préservation du patrimoine culinaire, mais surtout dans la sauvegarde des paysages littoraux.
Pourtant, sur toute la façade atlantique, l’ostréiculture est confrontée non seulement au virus destructeur, mais aussi à la concurrence de la pêche, de la plaisance, de l’immobilier, etc.

Préconisations pour quatre grandes régions
Pour répondre à ces préoccupations communes, les Ceser formulent des préconisations quasi-identiques à destination des élus et des professionnels de leurs quatre grandes régions.
Devant la vulnérabilité actuelle des exploitations, ils engagent les pouvoirs publics (État, régions, départements) à maintenir leurs aides, le temps que des solutions permettent de réduire la surmortalité des jeunes huîtres. Il leur semble nécessaire que les régions soutiennent activement les programmes de réensemencement en jeunes huîtres non pathogènes qui sont soit des juvéniles en provenance de gisements sauvages, soit des sélections en écloserie.

Échanger les bonnes expériences
De leur côté, les professionnels devront commencer à mettre en place des schémas permettant de « réguler l’exploitation des bassins », afin d’« éviter la surexploitation des ressources ». Et ils sont aussi vivement invités à mettre en place un dispositif collectif de traçabilité du naissain, ainsi qu’à échanger les bonnes expériences. Les maîtres mots de l’étude sont « mutualiser », « coordonner » et « échanger ».

L’étude fait suite à une auto-saisine des Conseils économiques, sociaux et environnementaux des quatre régions de la façade atlantique. Les Ceser ont un rôle consultatif au sein du dispositif régional.



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