17 octobre : Innovation. Un projet de culture d’algues au large de Saint-Malo 16 octobre : Changement climatique : l’acidification des océans s’accélère14 octobre : Baie de Quiberon. Coquille St-Jacques : 1,2 million de naissains semés 13 octobre : Daurade royale. Elle explore les entrailles de la bête12 octobre : Le quota de bar 10 octobre : Les scientifiques de l’Iccat confirment le retour du thon rouge 9 octobre : Pêche à la coquille : les normands s’insurgent contre les pêcheurs irlandais, aperçus dans des zones fermées8 octobre : Ressources souterraines en eau : on en sait un peu plus sur le potentiel français7 octobre : Pêche : la Commission européenne propose une baisse des quotas d’espèces profondes 6 octobre : Bretagne. « Terminator » va se gaver de coques de bateaux 4 octobre : Pêche. Les conserveurs français manquent d’anchois 3 octobre : Moules. Les daurades royales attaquent2 octobre : Plus efficace qu’un pesticide : une chèvre1er octobre : Douarnenez. 200 tonnes de sardines mardi sous la criée ! 30 septembre : Objectif plancton. Plaisanciers et scientifiques29 septembre : Saint-Jacques. Son ennemie la pieuvre 27 septembre : Nouvel article26 septembre : Festival Pariscience du 02 au 07 octobre 201423 septembre : Brest - Port de commerce Celtic-Voyager. Il va compter les langoustines 22 septembre : Pays bigouden. Le frelon asiatique bien installé 20 septembre : Ces ports bretons qui font face au déclin19 septembre : "La couche d’ozone pourrait être reconstituée d’ici à 2040"18 septembre : Les réfugiés climatiques trois fois plus nombreux que les réfugiés de guerre17 septembre : Salon de la conchyliculture : la qualité de l’eau au coeur du débat 16 septembre : Algues vertes. 500 spécialistes réunis pour les transformer en or 15 septembre : saint-malo moules-sur-filieres saint-coulomb-attaque12 septembre : Maquereaux. Les dauphins ont -ils été trop gourmands cet été ? 10 septembre : La France va devenir plus chaude et la météo plus extrême9 septembre : Une larve, prédatrice du frelon asiatique8 septembre : Submersion marine. Cinq communes sur la sellette
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Pêche à pied - *** conseils ***

Dernière mise à jour le jeudi 22 août 2013



Pêche à pied - *** conseils ***

Attention : nouvelle réglementation

Réglementation mise à disposition par le Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Energie
se référer à l’arrêté du 26 octobre 2012


La pêche à pied est probablement l’une des premières « chasses » de nos ancêtres vivant sur le littoral.
Elle est aujourd’hui encore pour certains « un métier » (que je ne traiterai pas ici) et pour la majorité un passe-temps agréable demandant de l’effort, mais apportant beaucoup de satisfactions.
C’est pour tous « une école de la nature »

Avant de parler de vos droits à la pêche sur les côtes, il est utile de parler de vos devoirs envers la nature et donc envers les pêcheurs à pied d’aujourd’hui et de demain.

- Si vous en avez la possibilité, profitez-en pour vous faire accompagner par des jeunes qui partageront ainsi votre plaisir et apprendront comme vous à respecter la ressource et le biotope !

La pêche à pied comme beaucoup d’autres activités demande de l’observation, un zeste de bon sens, et un peu de patience.


Avant de vous lancer

Prenez le temps de consulter les horaires des marées, vous les trouverez dans :
- l’annuaire des marées (on le trouve en général dans les magasins vendant des articles de pêche, ou les bureaux de tabac)
- le journal du jour
- ou même « ici »

Prenez également :
- la liste des tailles minimales autorisées de pêche
- celle des périodes autorisées pour la pêche
- et le nombre maximal de prises autorisées par personne et par jour.

Il est très utile également de consulter les avis sanitaires concernant les côtes que vous voulez fréquenter.
Les restrictions sanitaires font l’objet de publication dans les journaux locaux, sur les tableaux dans les mairies des villes côtières, et quelquefois même à l’aide de panneaux sur les lieux incriminés.
Vous savez qu’hélas, depuis quelques années, des micro-algues et des micro-organismes profitent de nos rejets (nitrates, phosphates, carburants etc ...) pour se développer en grand nombre et provoquer ainsi des concentrations trop importantes dans les animaux filtreurs, notamment, rendant ceux-ci impropres à la consommation.
Vous pourrez trouver une documentation exhaustive sur le site d’ifremer en suivant le lien ci-après :
"Ifremer - Rephy"

Essayez d’être raisonnables dans vos prélèvements, ne gaspillez pas la ressource, ne rapportez à la maison que la quantité que vous pourrez manger dans un délai court, les produits de la mer se conservent mal, surtout en cas de fortes chaleurs.

Enfin rappelez-vous que le produit de votre pêche est formellement interdit à la vente.


De quel matériel avez-vous besoin ?

- d’abord se vêtir correctement, des bonnes chaussures, ou des bottes.
- un ciré ou un vêtement coupe-vent, imperméable et, pour ceux qui aiment, un couvre-chef.
- un panier de pêche, que l’on peut porter en bandoulière, ou à la main (là c’est chacun son goût), se rappeler néanmoins qu’il ne doit pas être sensible à l’eau de mer car il peut éventuellement servir à laver le produit de votre pêche.

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Panier de pêche

Le reste du matériel varie en fonction de ce que vous souhaitez pêcher, mais en général il est bon d’avoir, surtout si vous partez un peu à la découverte :
- un bon couteau, à lame mince, souple et solide, (un couteau de plongée est parfait, mais onéreux)
- un crochet en métal tenu dans une poignée en bois
- un haveneau
- un petit râteau
- et une toise pour mesurer les prises

Certaines personnes prennent aussi un gant (type rosier) protégeant la main qui agrippe les cailloux et les roches et un couteau détroqueur

Principes habituels de pêche :
- Les marées les meilleures sont celles dont le coefficient approche le plus (ou même dépasse) 100.
- Plus le coefficient est élevé, plus la mer descendra bas et donc découvrira des zones peu souvent accessibles !
- D’une manière générale, vous devrez être sur les lieux 2 heures avant l’heure de la marée basse.
- Notez bien ou rappelez-vous l’heure de celle-ci.
- Restez aux aguets car la mer remontante pourrait encercler le banc de sable ou le rocher sur lequel vous êtes, vous coupant ainsi la route du retour vers la terre ferme !
- Donc ne prenez pas de risques ni pour vous ni pour les vôtres, car souvenez-vous que les sauveteurs en mer feront l’impossible pour vous sauver, mais mettront leur propre vie en danger !


Que pouvez-vous pêcher ?

Cela dépend évidemment des zones de pêches, des côtes où vous vous trouvez, des époques de l’année, mais généralement :

Dans l’eau :
- des crevettes grises (3 cm du rostre à la queue)
- des crevettes roses (5 cm du rostre à la queue)
- des équilles (12 cm)

Sur les sables, granulats dégradés et vases :
- des coques (3 cm)
- des praires (4,3 cm)
- des palourdes (4 cm)
- des fausses palourdes (4 cm)
- des pétoncles (3,5 cm)
- des tellines (2,5 cm)
- des pieds de couteau(10 cm)
- des clams (4,5 cm)

Sur et le long les rochers et dans les mares :
- des bigorneaux
- des bulots (4,5 cm)
- des patelles
- des moules (4 cm)
- des ormeaux (interdits à la pêche du 15/06 au 31/08 - 9 cm – pas plus de 20 par jour et par personne !)
- des huîtres creuses (5 cm 30 g)
- des étrilles (6,5 cm)
- des tourteaux (14 cm)
- des araignées (12 cm, 500gr minimum)
- des crabes verts (pour faire une bonne soupe)
- certains poissons (dont le congre, la loche)
- des oursins (interdits du 14/04 au 14/10 de chaque année.)
- et même, si vous avez beaucoup de chance, du homard (8,7 cm tête) - cela m’est arrivé 2 fois mais il y a bien longtemps !


Comment trouver, ramasser, pêcher ?

L’essentiel est d’être observateur, les animaux marins se dissimulent à votre regard (comme les champignons dans une forêt).

Voici donc quelques pistes :

Un caillou peut se révéler être un abri pour une ou plusieurs étrilles, décollez-le du sable, sans le déplacer, levez-le sur la tranche, et fouillez un peu le trou.
Que vous trouviez quelque chose ou non, il est important que vous le remettiez dans sa position initiale car les animaux que vous avez épargnés ont besoin de retrouver rapidement leur contexte protecteur.
Un caillou fait parti intégrante du biotope du lieu !

Les rochers sont souvent couverts partiellement ou complètement d’algues ; en soulevant les algues vous découvrirez des coquillages collés aux parois, certains faciles à prendre comme les bigorneaux ou les bulots, d’autres difficiles à décoller berniques, ou ormeaux).
Vous pourrez aussi trouver ce drôle de coquillage en demi-rond et tendant sur le rose qu’est la crépidule.
Dans certains coins il est mangé cru ou cuit, essayez pour voir et, si vous l’aimez, vous pourrez en ramasser autant que vous voudrez.
Sur les rochers vous trouverez également ici ou là des moules, certaines dans des anfractuosités d’où elles sont indélogeables, d’autres endroits sur la partie supérieure des rochers font apparaître des amas enchevêtrés où vous trouverez votre bonheur.
Chaque trou (de plus de 10 cm de diamètre) peut se révéler intéressant ; à l’aide de votre crochet : tâtez le trou, écoutez, rien ne se passe ? recommencez néanmoins, le tourteau ne s’appelle pas « dormeur » pour rien en Bretagne !

Les mares dans les rochers sont aussi le refuge de bien des espèces, certaines plus décoratives que gustatives !
Bigorneaux jaunes, bernard-l’hermite, balanes (mi-coquillages, mi-crustacés), anémones de mer, petits poissons sans intérêt culinaire, mais que c’est beau ! remplissez-vous le regard de tout cela et, si vous avez un appareil photo sur vous (oui je sais c’est risqué), tentez quelques clichés ......
Un conseil néanmoins, beaucoup de ces plantes/animaux plus beaux les uns que les autres, et particulièrement ceux qui ont des mini tentacules, peuvent être urticants, évitez donc de les toucher, sinon ils seraient capables de se rappeler à votre bon souvenir pendant plusieurs jours :-) !
Dans les mares vous pourrez trouver quelques crevettes, voire beaucoup et souvent de fort belles, mais aussi quelques petites vives (poissons venimeux, mais excellents au goût, pouvant entraîner des chocs importants chez certaines personnes sensibles).
Quand vous aurez l’habitude, vous vous apercevrez qu’il y a encore une myriade d’autres petits animaux.

Sur le sable la tâche est différente, il faudra vous familiariser avec les indices révélant un ou plusieurs habitants : par exemple une légère dépression en cuvette peut faire penser à la présence d’un clam ; deux trous (3mm) séparés par un pont de sable, indiquent que, très probablement, un couteau va bientôt vous envoyer de l’eau dans l’oeil ........hé oui, quel accueil !

Là où le sable n’est pas très bien stabilisé ou très granuleux, vous pouvez aussi marcher sur place d’un pied sur l’autre, vous aurez peut-être la surprise de voir monter une coque, il vous suffira alors le plus souvent de ratisser un peu en creux pour recueillir une ou deux douzaines de ces bons coquillages. (dans le Calvados il y avait autrefois une véritable mine de coques à Merville-Franceville 14)


Bonnes ou mauvaises surprises ?

Durant vos pérégrinations sur les plages, les galets, ou les rochers, il serait très étonnant, surtout durant les plus grandes marées, que vous ne soyez pas interpellés par la présence de surfaces bizarres, ou d’objets curieux !

Des pieux piqués en rectangle, des poches en plastique sur des sortes de tables, des huîtres par milliers jonchant le sol, des amas d’algues cachant des trésors insolites ..... Vous venez de faire connaissance, avec des parcs à huîtres !
Vous avez même peut-être cru être tombé sur un filon car un peu à l’écart, ô surprise, des huîtres se sont égarées çà et là !
Pas touche ! Vous êtes sur la concession d’un ostréiculteur ou autre conchyliculteur ..... et donc vous n’avez aucun droit sur ces huîtres.
Très souvent votre hôte se trouve à quelques centaines de mètres de là et surveille les éventuels chapardeurs.
C’est le moment d’apprendre à son contact comment on élève les huîtres, il sera très heureux de vous faire partager son art .....
Si le contact est bon, peut-être pourrez-vous lui demander la permission de passer votre haveneau dans les trous d’eau autour de son parc, c’est souvent une bonne pioche car les étrilles et les crevettes aiment bien ces coins là !

Vous pouvez également rencontrer des collecteurs d’huîtres ou de moules, ardoises, grillages, tuiles, ou des drôles de radiateurs.

Enfin, vous pouvez trouver aussi des casiers retenus par un filin se terminant généralement par une bouée (boule ronde de couleur vive).
Qu’ils soient pleins ou vides, ils appartiennent à quelqu’un, et vous n’avez donc pas le droit de vous « servir » !


Il est temps de rentrer !

Pendant ce temps là, la mer a commencé à remonter, vous trouvez certainement que votre panier est lourd à l’épaule, pourtant il vous faut encore regarder de tous côtés, afin d’être sûr de pouvoir regagner la terre ferme en toute quiétude, à votre allure.
Il vous faudra, de plus, penser à laver vos captures dans de l’eau de mer dépourvue de sable, une, deux ou trois fois suivant leur état.
Pensez également à recouvrir le tout d’un lit de goémon (certes ce sera un peu plus lourd) mais votre pêche sera à l’abri des rayons du soleil ou de la chaleur ambiante et, suivant l’heure de la journée, il n’est pas dit non plus que votre coffre de voiture soit très frais !

Vous arrivez au terme de votre expédition, à quelques dizaines de mètres de votre voiture, fourbus mais heureux ..... quand un uniforme se présente .... !

  • « Mais qu’est-ce-qu’il veut celui là ? »
  • « Bonjour Madame/Monsieur, gendarmerie maritime » (cela pourrait être aussi bien un gendarme, ou un douanier)
    • « pouvez-vous me montrer le contenu de votre panier, s’il vous plaît ? »
      ou
    • « pouvez-vous ouvrir votre coffre de voiture ? »

Généralement les contrôles sont assez ciblés, mais le contrôle de tout un chacun existe également, le but est de vérifier le nombre de prises, la taille des prises et éventuellement faire respecter les zones totalement interdites à la pêche (réserve ou zones sanitairement impropres à la consommation des produits pêchés).
L’ouverture du coffre est destinée à contrôler que vous n’avez pas déjà pris vos quotas avant de présenter éventuellement votre panier ..... ben oui, il y a tellement de petits malins...pas trop honnêtes !

Sachez que dans certains contrôles fructueux, non seulement les prises sous la taille autorisée sont fortement taxées, mais les matériels de pêche et éventuellement les matériels ayant servi à leur transport sont saisis (cf les procès à répétition sur civelles, pouce-pieds, ormeaux, et autres).


Vous avez fait vos premières expériences en matière de pêche à pied

Je ne doute pas un instant que vous allez devenir des « accros » et des fervents défenseurs de la ressource !

Il ne vous restera plus qu’à partager votre nouvelle passion avec vos proches, vos enfants et petits-enfants.

Bonne pêche à pied !


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