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Philippe Cury : « Il faut revenir à une pêche artisanale plus lente »

Dernière mise à jour le lundi 19 mars 2012

Article paru sur le site "20 Minutes" - Jeudi 15 Mars 2012
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Philippe Cury : « Il faut revenir à une pêche artisanale plus lente »

DÉCRYPTAGE - Dans le cadre de la campagne de Humanité et biodiversité (ex Ligue ROC), qui va comparer les programmes des candidats à la présidentielle sur le thème de la biodiversité, « 20 Minutes » revient sur les enjeux. Cette semaine, comment concilier pêche et préservation des écosystèmes...

On a sonné le glas du tarama : la surpêche serait responsable, selon de nombreuses études, de la disparition de l’esturgeon, mais aussi des requins, des tortues marines, et peut-être bientôt des saumons sauvages. Pourtant, la pêche est une activité qui, si elle est pratiquée raisonnablement, peut se concilier avec la préservation des espèces. Philippe Cury, Directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et expert en gestion écosystémique des ressources marines, nous explique comment.

Pêche et préservation de la biodiversité, est-ce forcément contradictoire ?

Non, pas si on exploite les espèces et les stocks de façon raisonnable. En Europe, et en France en particulier, les pêcheries sont très mal gérées, alors qu’il suffirait de s’adapter au taux de renouvellement de la ressource. On peut restaurer la productivité des océans en pêchant moins, mais aussi en changeant les modes de pêche : ils sont aujourd’hui technologiquement trop puissants, on est devenus trop forts par rapport à la nature. En 24h ou en un mois, on a pêché pour un an ! Il faut revenir à une pêche artisanale plus lente.

Comment concilier cette lenteur et les impératifs économiques pour les pêcheurs ?

Cette phase de transition sera difficile pour les pêcheurs mais elle est indispensable pour reconstruire la productivité des milieux naturels. Pour les aider, il faut mettre en place des subventions, mais ils ont tout à y gagner car s’il n’y a plus de poissons, il n’y aura plus de pêcheurs ! Par exemple, en Namibie, la surexploitation des sardines et anchois est allée tellement loin que l’écosystème s’est cassé la figure et produit maintenant 20 à 40 millions de tonnes de méduses. La surpêche rend les écosystèmes improductifs. Déjà à Sète, les bateaux partent à la casse car il n’y a plus de poissons.

Y a-t-il des espèces de poissons pour lesquelles il est déjà trop tard ?

L’esturgeon, le saumon, les tortues marines… Dans le milieu marin, on parle plutôt de raréfaction que de disparition, mais on atteint des niveaux tellement bas que les problèmes d’extinction vont bientôt arriver.

Le poisson d’élevage peut-il être une solution pour restaurer les stocks de poissons sauvages ?

Non, car l’aquaculture vit sur le poisson sauvage : 37% des captures mondiales de sardines, anchois, harengs, servent à fabriquer la farine de poissons qui nourrit les porcs, les poulets et les poissons d’élevage. C’est un cercle vicieux : on déshabille Pierre pour habiller Paul ! En Asie, où se pratique 90% de l’aquaculture mondiale, on a transformé les carpes en poissons carnivores pour les faire « pousser » plus vite avec de la farine. Une fois de plus, on a fait des montages spéculatifs sur le vivant : le système capitaliste s’alimente sur la destruction de la nature. Il faut lui donner une valeur pour cesser de la piller, et nous attendons des candidats à la présidentielle en France qu’ils aient une vision de ce qu’on va faire de nos ressources, renouvelables ou pas.



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