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Plancton. La bonne pêche de l’expédition Tara

Dernière mise à jour le samedi 23 mai 2015

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 22 Mai 2015
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Une pêche miraculeuse pour les scientifiques de la goélette Tara : ils ont ramené de leur expédition des milliers de données inédites sur le plancton, vital pour les océans et l’écosystème.
Pharmacie, biomédical, les perspectives pour le futur sont énormes.
Fait rarissime : les chercheurs qui ont travaillé à bord de Tara, puis dans leurs labos, font aujourd’hui la une de Science.
La référence ! Une reconnaissance internationale pour le travail accompli sur cet élément méconnu qu’est le plancton. Pourtant, ce sont bien ces êtres microscopiques qui dérivent sur les océans qui produisent la moitié de l’oxygène de la planète, qui « agissent comme un puits de carbone, influencent et sont influencés par le climat, et sont à la base des chaînes alimentaires océaniques qui nourrissent les poissons et les mammifères marins », explique l’équipe des chercheurs-aventuriers de Tara. Car il s’agit d’une extraordinaire aventure.
« Il y a cinq ans, c’était de la science-fiction ! », dit, haut et fort, Éric Karsenti, directeur de Tara Océans. Au total, ce sont 35.000 échantillons qui ont été collectés sur tous les océans du monde. Une première. « Prenez un banal seau d’eau de mer. Il y a, au minimum, dix milliards d’êtres vivants dedans ! Des virus, des bactéries », s’enflamme Colomban de Vargas, directeur de recherche au CNRS, qui dirige une équipe de pointe à la station biologique de Roscoff. Lui s’intéresse à des cellules plus complexes. « Pour les eucaryotes microscopiques (des algues unicellulaires aux larves de poissons), nous avons séquencé près d’un milliard de codes-barres génétiques et découvert qu’il existe une plus grande variété d’eucaryotes unicellulaires - ou protistes - dans le plancton qu’attendu », explique Colomban de Vargas. « Les protistes appartiennent pour la plupart à des groupes très peu connus de parasites et de prédateurs en tous genres. » « Il s’agit du plus grand travail de séquençage jamais effectué pour des organismes marins : les analyses ont révélé environ 40 millions de gènes microbiens dont la grande majorité sont nouveaux », souligne Patrick Wincker, du Génoscope d’Évry.

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