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Plongées records pour les baleines à bec de Cuvier

Dernière mise à jour le lundi 28 avril 2014

Article paru
sur le site "Le Figaro" - 25 avril 2014
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C’est une petite baleine, discrète, appelée « baleine à bec de Cuvier », qui vient de battre le record de plongée de tous les mammifères, détenu jusqu’à présent par l’éléphant de mer. L’animal, identifié en 1823 par le savant Georges Cuvier du Muséum national d’histoire naturelle, est reconnaissable à sa mâchoire inférieure proéminente dotée de seulement deux dents.

Des chercheurs américains se sont intéressés à plusieurs individus qui ont élu domicile dans l’océan Pacifique au large de Los Angeles dans une zone réservée à des exercices de guerre sous-marine et de ce fait très surveillée par la marine américaine. Pour mieux étudier leurs déplacements, ils ont fixé sur la queue de huit baleines une balise de type Argos capable de retransmettre à un satellite leur position, le début et la fin de leur plongée ainsi que sa profondeur, et cela durant des semaines.
Des capacités biologiques exceptionnelles

Après des centaines d’enregistrements, il est apparu que la moyenne des plongées était d’une heure et d’une profondeur de 1.400 mètres. À la surprise des chercheurs, un des enregistrements a révélé qu’un individu avait largement battu le record de profondeur connu en atteignant 2.992 mètres, tandis qu’un autre avait aussi fait une apnée record de 2 h 17. « Nous avons enfin une mesure tangible des capacités exceptionnelles de plongée de ces animaux, » commente Jérôme Spitz, chercheur à l’observatoire Pélagis du CNRS à La Rochelle.

La baleine à bec de Cuvier fait partie de ces cétacés dits « grands plongeurs », comme le cachalot, dont la physiologie est adaptée à la nage à de grandes profondeurs. Leurs muscles contiennent dix fois plus de myoglobine, cette protéine rouge qui stocke l’oxygène dans les cellules, que les autres mammifères, tandis que leur sang est redistribué pour alimenter en priorité les organes vitaux, tels que le cœur et le cerveau. « Ces nouveaux records pourraient bien être battus un jour, souligne Jérôme Spitz. Nous les devons à la prouesse technique d’avoir pu enregistrer ces plongées aussi précisément. »
A la recherche des calamars

Pour la première fois, des enregistrements étalés parfois sur trois mois ou deux jours d’affilée ont permis de mieux comprendre le comportement de cette baleine fréquente dans les mers du globe mais très mal connue.

L’animal apparaît faire des pauses en surface, surtout la nuit, et peut replonger après avoir repris sa respiration en moins de deux minutes. Il effectue ses plongées profondes de jour comme de nuit, probablement pour aller chasser en profondeur son mets préféré, le calamar.

Cette baleine est protégée par des accords internationaux et n’est pas exploitée commercialement. Elle est régulièrement retrouvée échouée sur des plages à la suite d’opérations navales, victime des sonars militaires.

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