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Pollution : "une soupe de plastiques se concentre dans cinq bassins océaniques"

Dernière mise à jour le vendredi 15 mars 2013

Article paru
sur le site "Vounousils" - 13 Mars 2013
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François Galgani

François Galgani
N’est-ce pas un peu gal­vaudé de par­ler de "7e conti­nent de plas­tique" à pro­pos des déchets qui pol­luent les océans ?

L’expression "7e conti­nent de plas­tique" est une image choc pour sen­si­bi­li­ser le grand public. Si vous vous ren­dez en bateau dans les lieux de concen­tra­tion de micro-plastiques, vous ne ver­rez rien de spec­ta­cu­laire. Cependant, lors d’expérimentations, la concen­tra­tion dans les filets de col­lecte révèle une soupe de plas­tiques. Elle se concentre dans les cinq bas­sins océa­niques : en Atlantique Nord et Sud, dans le Pacifique Nord et Sud, ainsi qu’au sud de l’océan Indien. Cela s’explique par un phé­no­mène phy­sique. Globalement, les eaux sont pous­sées de l’Est vers l’Ouest. Cela génère un afflux d’eau au niveau de l’équateur et l’accumulation d’eau à l’Ouest. Cette eau, qui doit s’échapper vers le nord ou vers le sud, génère les cou­rants géo­stro­phiques . Connus des rameurs qui les empruntent, ces cou­rants por­teurs créent d’immenses gyres océa­niques . Il faut ima­gi­ner un lavabo qui se vide. La mer des Sargasses, dans l’Atlantique Nord, est un exemple de zone de conver­gence où tout ce qui flotte, les plas­tiques comme les espèces vivantes, se concentre.
Le phé­no­mène s’est-il stabilisé ?

La zone de conver­gence est per­ma­nente. Ce qui a changé c’est le mode de vie de l’homme. Depuis les années 1950, les poly­mères ont envahi notre vie quo­ti­dienne. Le pro­blème est que ces plas­tiques se retrouvent dans la nature. Et avec le temps, les macro-plastiques deviennent des micro-plastiques puis des nano-plastiques... Dans la gyre Atlantique, des cher­cheurs de Sea Education Association (SEA) se sont aper­çus que la quan­tité de déchets plas­tiques reste stable. Des mil­liards de frag­ments plas­tiques conti­nuent d’évoluer dans l’océan. En poids, cela reste rela­ti­ve­ment faible puisqu’il s’agit d’environ 600 tonnes de plas­tiques en Méditerranée, 1100 tonnes en zone de conver­gence Atlantique et quelques mil­liers de tonnes dans le Pacifique... Mais l’impact sur le plan envi­ron­ne­men­tal ne se situe pas for­ce­ment où on croit.
Quels dan­gers repré­sentent ces déchets plastiques ?

Le risque de bles­sure pour l’homme peut exis­ter sur les plages mais il reste anec­do­tique. De la même manière, la pré­sence de conta­mi­nants fixés sur les plas­tiques est à rela­ti­vi­ser, le niveau de PCB dans l’eau res­tant plus impor­tant dans les zones indus­trielles qu’au milieu de l’océan. En revanche, les étouf­fe­ments de cer­taines espèces comme les tor­tues à cause des plas­tiques sont un vrai pro­blème. Près de 40% des tor­tues Luth échouées sur les côtes fran­çaises ont absorbé des plas­tiques et envi­ron 30% des tor­tues Caouanne. De la même manière, en moyenne les oiseaux de la Mer du Nord ont 0,6 gramme de plas­tiques dans l’estomac : ça paraît peu mais c’est consi­dé­rable, c’est comme si un homme avait 60 grammes de plas­tiques dans le ventre ! Le trans­port d’espèces est égale­ment pro­blé­ma­tique. Les orga­nismes marins se fixent natu­rel­le­ment sur des objets flot­tants et lorsqu’il y a des mil­liards de "sup­ports" plas­tiques en sus­pen­sion, c’en est un autre ! Les micro­plas­tiques agissent alors comme vec­teurs de dis­per­sion qui ampli­fient le phé­no­mène. Ainsi, après le tsu­nami au Japon le 11 mars 2011, un mor­ceau de quai a dérivé dans l’océan. Résultat : plus de 50 espèces nou­velles ont été retrou­vées au large du Canada... De quoi dés­équi­li­brer les écosys­tèmes, avant que les auto­ri­tés ne le fassent couler.
La non dis­tri­bu­tion sys­té­ma­tique de sac en plas­tique aux caisses des super­mar­chés en France a-t-elle eu un impact posi­tif, si minime soit-il ?

Oui, cela a eu un impact sur la pol­lu­tion en mer, bien que dif­fi­cile à quan­ti­fier pré­ci­sé­ment. Pour lut­ter, on ne peut agir que pré­ven­ti­ve­ment, par ce type de mesure, en net­toyant les plages ou en déve­lop­pe­ment l’éducation des enfants. L’industrie pour­rait égale­ment contri­buer à inver­ser la ten­dance en ratio­na­li­sant ses pra­tiques mais les poly­mères, légers et résis­tants, sont dif­fi­ciles à remplacer.
Comment par­ler de ce sujet à l’école ?
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