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Pourquoi le poulpe ne s’emmêle jamais les tentacule

Dernière mise à jour le mercredi 4 juin 2014

Article paru
sur le site "le point" - 003 juin 2014
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Il a beau avoir huit bras, tout mous, dont il a à peine conscience, le poulpe - ou pieuvre - ne s’emmêle jamais les pinceaux. Heureusement pour lui d’ailleurs, car, vu que ses ventouses ont tendance à s’accrocher à tout ce qui passe à portée de ses tentacules, le pauvre animal aurait vite fait de finir en boule de noeuds. Mais alors comment fait-il ? Des chercheurs de l’université hébraïque de Jérusalem se sont penchés sur la question et viennent de livrer au moins une partie du secret de l’animal dans la revue scientifique spécialisée Current Biology.

Tout d’abord, il faut savoir que le système nerveux du poulpe n’a pas grand-chose à voir avec celui d’un être humain. Là où notre cerveau - notre système nerveux central - concentre la prise de décision, le système nerveux périphérique du poulpe est nettement plus autonome. Ainsi, lorsqu’on coupe le tentacule d’un poulpe, ce bras détaché du corps qui a l’habitude d’être son propre maître continue de fonctionner seul pendant près d’une heure. Quant à l’animal amputé, un nouveau bras finit par lui pousser. Pour tenter d’élucider le mystère de l’agilité de Octopus, l’équipe scientifique dirigée par Nir Nesher et Guy Levy a donc décidé de mener une série d’expériences sur des poulpes amputés ainsi que sur les membres amputés. Et leurs résultats sont étonnants.

Les ventouses d’un bras amputé d’un poulpe refusent systématiquement de s’accrocher à la peau d’un poulpe, quel qu’il soit. En revanche, si on leur présente de la chair écorchée d’un poulpe, elles la saisissent sans hésiter. Pour les chercheurs, c’est le signe que la peau du poulpe contient quelque chose, très vraisemblablement une substance chimique, qui inhibe les ventouses de l’animal. C’est ainsi que les bras de la pieuvre ne s’attacheraient jamais les uns aux autres.
"Soi" et "non-soi"

Mais, ce n’est pas tout... Les chercheurs ont répété la même expérience avec des poulpes amputés et, là, surprise ! Ils ont alors constaté que l’animal réagissait différemment selon qu’il était en présence d’un morceau de tentacule lui appartenant ou pas. Face à l’un de ses membres sectionnés, Octopus se révèle incapable d’user de ses ventouses, à moins de l’attraper au niveau de la blessure, c’est-à-dire par une zone dépourvue de peau. Un résultat conforme à ceux de la première expérience.

En revanche, le même poulpe amputé s’empare sans problème d’un morceau de tentacule appartenant à l’un de ses congénères. Autrement dit, alors que le système nerveux périphérique de l’animal interdit l’activation des ventouses face à toute peau appartenant à l’espèce, son système nerveux central, lui, est capable de distinguer le "soi" du "non-soi" et, le cas échéant, de passer outre afin de dévorer sans pitié un tentacule qui ne lui appartient pas.

Le poulpe est décidément un animal plein de ressources,

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