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Protection de la mer. L’Onu à la manoeuvre

Dernière mise à jour le mercredi 13 avril 2016

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 11 avril 2016
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Ces deux dernières semaines, l’Onu a commencé à jeter les bases d’un accord international qui régirait et protégerait la haute mer, au-delà des 200 milles marins que chaque État exploite à sa guise. Mais le chemin est encore long avant d’aboutir à un texte juridiquement contraignant.

Il s’agit de profiter des ressources prometteuses de ces vastes étendues tout en préservant l’environnement et la biodiversité : tout récemment, experts et diplomates réunis au siège de l’Onu, à New York, ont étudié les moyens de créer des zones marines protégées. Les ONG spécialisées veulent croire possible l’entrée en vigueur d’un traité aux alentours de 2020 mais des diplomates jugent plus réaliste de viser l’horizon 2022-2023. « La réunion a été très productive », estime Elizabeth Wilson, directrice du département Océan aux Pew Charitable Trusts. Même optimisme de la part d’un diplomate européen. D’abord réticents, les grands États pêcheurs en haute mer (États-Unis, Japon, Canada, Russie) « ont joué le jeu, à des degrés divers », explique-t-il.

Bémol, cependant : il n’y a pas encore de texte sur la table, et les principaux points litigieux n’ont pas été tranchés. Ainsi, l’idée défendue par des ONG et les pays en développement, selon laquelle la haute mer devrait être considérée comme un patrimoine commun de l’humanité, « est toujours controversée », déplore Elizabeth Wilson.
Un « magot » à partager

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