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20 000 lieues sous l’Atlantique... depuis son bureau

Dernière mise à jour le vendredi 9 août 2013

Article paru
sur le site "La presse.ca" - 07 Août 2013
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Confortablement installé dans son bureau, non loin de Brest, dans le nord-ouest de la France, le biologiste Lénaïck Menot observe une magnifique gorgone rose ancrée dans les profondeurs d’un canyon de l’Atlantique Nord : une expérience inédite pour ce chercheur, réalisée grâce à la « téléprésence ».

« La qualité de l’image est exceptionnelle », se réjouit le scientifique qui participe, depuis son bureau de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), à une campagne d’exploration dirigée par l’Agence nationale océanographique et atmosphérique américaine (NOAA).

« On a accès à des détails d’une netteté assez incroyable », assure-t-il, révélant du doigt les dizaines de minuscules étoiles de mer enroulées autour des tentacules de la gorgone, un corail mou appartenant, comme les méduses, à la famille des cnidaires.

Baptisée Northeast US Canyons Expedition, la campagne, qui a débuté le 8 juillet et s’achève le 17 août, vise à explorer les principaux canyons sous-marins de la côte Nord-Est américaine.

C’est la première fois que la NOAA collabore avec des scientifiques français à une campagne océanographique réalisée via « téléprésence ». C’est la première fois aussi que des chercheurs français vivent une telle expérience, assure M. Menot, spécialiste de la vie sous-marine dans les canyons du golfe de Gascogne.

« C’est particulièrement précieux d’avoir des scientifiques français de l’Ifremer au sein de cette campagne », se félicite Fred Gorell, porte-parole à la NOAA, soulignant que son organisme s’intéresse à la comparaison des écosystèmes et habitats sous-marins des canyons des deux côtés de l’Atlantique.

La NOAA, qui transporte un robot sous-marin sur le navire Okeanos Explorer, dispose sur le territoire américain de six centres de « téléprésence ». Depuis ces derniers, ainsi que depuis l’Ifremer où le concept est en phase de test, les chercheurs reçoivent en temps réel, par satellite, des vidéos sous-marines haute définition et des données scientifiques (météo, profondeur, position...). Ils commentent en direct les images rapportées lors des plongées et dirigent ainsi l’exploration.

« Cela permet d’impliquer beaucoup plus de scientifiques », assure le Pr Menot, soulignant que plus d’une trentaine de chercheurs participent à l’exploration de la NOAA, contre une dizaine maximum habituellement.

Des espèces nouvelles pour la science ?

« C’est formidable de pouvoir travailler avec une trentaine de scientifiques d’horizons et disciplines différentes », se réjouit-il, partageant son enthousiasme avec sa collègue Inge van den Beld au Laboratoire Environnement Profond de l’Ifremer.

Ravis de l’expérience, les deux biologistes font cependant part de certaines difficultés. Ainsi, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le Pr Menot juge plus contraignant de participer à une campagne depuis son bureau que depuis un bateau.

« Sur le navire, on peut consacrer 100% de son temps aux plongées », assure-t-il, expliquant qu’à terre il faut gérer le quotidien, « le téléphone, les mails... on n’est plus dans ce vase clos et ce cocon qu’est le navire ».

Inge van den Beld regrette pour sa part le côté « exotique » des expéditions en mer. « Là, on ne voit pas de baleines, pas de dauphins... »

Les deux chercheurs se disent également frustrés de ne pas pouvoir réaliser des prélèvements. « C’est gênant car il y a des espèces qui sont très probablement nouvelles pour la science et qu’on aimerait pouvoir ramener », explique M. Menot, indiquant que le robot américain, capable d’atteindre 6000 m de profondeur, n’est pas équipé pour de telles opérations.

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