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Quiberon : c’est parti pour une saison à la coquille

Dernière mise à jour le lundi 4 novembre 2013

Article paru
sur le site "Ouestfrance-entreprises" - 30 octobre 2013
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Mardi, 11 h 15, retour de pêche à Port Haliguen. « Pas terrible, mais fallait s’en douter avec le mauvais temps qu’il y a eu. C’est le premier jour, demain sera mieux. Il faut que la mer tombe pour que les fonds se stabilisent un peu. »

Gilles Hazevis, président de la commissioncoquille et patron de La rose des vents reste optimiste. Si la pêche du jour - un peu plus d’1,5 tonnes - n’a pas été miraculeuse, les coquilles de la baie restent « d’une très belle qualité, coraillées et avec une noix conséquente ».

La saison de pêche à la coquille Saint-Jacques, retardée d’un jour à cause du coup de vent, a débuté sous le soleil. Vingt-cinq bateaux étaient sur zone mardi matin. Ils étaient accompagnés et surveillés par les vedettes de la gendarmerie de Quiberon et Auray. La Société de sauvetage en mer a aussi envoyé deux semi-rigide. « La semaine prochaine, nous aurons quatre jours, pour rattraper celui qu’on a perdu hier, puisque la criée est fermée ce vendredi »souligne Gilles.
Trois coups de drague

Selon le calendrier établi par le comité des pêches, les pêcheurs professionnels ont quarante-cinq minutes pour traîner leurs dragues, trois jours par semaine. « Deux hommes à bord, c’est obligatoire, précise Serge Jeannes, quarante ans de métier, embarqué sur La rose des vents pour la coquille. On donne trois coups de drague de quinze minutes. »

Deux dragues, d’une largeur de 1,80 m à 2 m, sont installées sur le treuil, avec deux câbles de 110 m et 120 m. Les coquilles sont calibrées à bord, la taille minimale étant de 10,2 cm. Puis les pêcheurs reviennent à terre débarquer le matériel, c’est une obligation s’ils ont l’intention de pêcher autre chose ensuite.

Mais pêcher, ce n’est pas le plus gros du travail. Le plus dur est de « travailler » la coquilleaprès. C’est-à-dire taper avec un outil afin d’enlever les crépidules qui s’y sont accrochées. Ensuite les coquilles sont amenées à la criée à dégorger. « On a le label Bretagne qualité mer (BQM). Si on ne les passe pas en bassin à décanter une nuit, on perd cette appellation » explique Gilles Hazevis, en ajoutant que ce seront les prix qui feront la campagne de cet hiver.

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