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Sables de mer. Remous à terre

Dernière mise à jour le samedi 14 février 2015

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 13 Février 2015
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Lundi, Emmanuel Macron recevra à Paris les différentes parties engagées dans le conflit autour du projet d’extraction de sables marins en baie de Lannion, revu hier à la baisse par l’opérateur. Ce télescopage marin entre économie et écologie a déjà connu d’autres épisodes tendus aux Glénan, à l’île de Sein (29) et à Erdeven dans le Morbihan.

Emmanuel Macron est décidément sur tous les fronts. Lundi, c’est au titre de ministre en charge des mines qu’il intervient dans le dossier de Lannion puisque l’exploitation de fonds marins requiert des permis miniers.
Toutes les parties prenantes seront représentées dans cette rencontre qui pourrait être déterminante pour l’attribution ou non du permis qui a reçu successivement les feux verts du commissaire enquêteur, du préfet et du conseil d’État alors que Ségolène Royal, ministre de l’Écologie a dit son opposition au site envisagé, entre deux zones Natura 2000, à environ sept kilomètres au large de Lannion et Locquirec (29).
Hier, l’opérateur a annoncé qu’il revoyait à la baisse son projet (ci-dessous). La fin du maërl Le produit recherché, ce sont en l’occurrence des sables coquilliers ainsi appelés car ils contiennent des débris de coquillages, riches de ce calcaire recherché pour compenser l’acidité des sols agricoles et favoriser les rendements. Ces sables ont longtemps été négligés car la Bretagne possédait un véritable trésor sous-marin, le maërl. Au fil de millions d’années, ce gisement s’est constitué de débris d’une algue marine ayant la particularité de laisser derrière elle une sorte de squelette calcaire, très riche en minéraux dont le calcium et le magnésium.
Pendant des décennies, c’est le fameux maërl des Glénan (29) mais également de la baie de Saint-Brieuc et d’autres sites plus confidentiels qui ont assuré les meilleurs amendements. Mais au tournant du siècle, deux éléments allaient se conjuguer pour mettre fin à l’exploitation. D’abord des relevés bathymétriques indiquant que l’exploitation du maërl avait creusé un véritable canyon sous-marin aux Glénan. Mais surtout, on prit soudain conscience du rôle éminemment écologique du maërl, dont les anfractuosités constituent une nurserie pour les micro-organismes et les larves de plusieurs espèces nobles, de la coquille saint-jacques au turbot.
Après une longue controverse entre exploitant (200 emplois) et administration, l’extraction fut définitivement arrêtée et le maërl classé « habitat d’intérêt communautaire » par le Grenelle de l’Environnement.
Le Peuple des Dunes en force.....

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