24 septembre : Vidéo : en Asie centrale, la mer d’Aral renoue avec l’eau et la vie23 septembre : Economie de la mer. La criée, cœur battant de la pêche dans la nuit 22 septembre : Assises de la pêche. « Dans la mer, il n’y a pas de sous-produits » 21 septembre : Cousteau. La Calypso en rénovation, victime d’un incendie 20 septembre : Brexit. Les pêcheurs veulent un horizon dégagé19 septembre : Tara. L’expédition s’alarme pour les récifs coralliens18 septembre : Danisco. Un agrément pour de nouveaux débouchés17 septembre : Plouescat. Des physalies échouées à Porsmeur 16 septembre : Aquaculture. La ferme pilote du Ceva15 septembre : Des particules de plastique piégées au fond des mers9 septembre : Porspoder. La Physalia Physalis, un danger mortel 2 septembre : Pêche illicite. 200 kg de coques saisies en Petite mer de Gâvres 31 août : Un drone pour surveiller la mer et le littoral 22 août : Lorient. Saisie de 18 tonnes de thon rouge pêché illégalement 15 août : Le Canada, premier pays à commercialiser du saumon transgénique
Accueil > Actualités de la mer > Sables de mer. Remous à terre

Sables de mer. Remous à terre

Dernière mise à jour le samedi 14 février 2015

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 13 Février 2015
Visualiser l’article original



Lundi, Emmanuel Macron recevra à Paris les différentes parties engagées dans le conflit autour du projet d’extraction de sables marins en baie de Lannion, revu hier à la baisse par l’opérateur. Ce télescopage marin entre économie et écologie a déjà connu d’autres épisodes tendus aux Glénan, à l’île de Sein (29) et à Erdeven dans le Morbihan.

Emmanuel Macron est décidément sur tous les fronts. Lundi, c’est au titre de ministre en charge des mines qu’il intervient dans le dossier de Lannion puisque l’exploitation de fonds marins requiert des permis miniers.
Toutes les parties prenantes seront représentées dans cette rencontre qui pourrait être déterminante pour l’attribution ou non du permis qui a reçu successivement les feux verts du commissaire enquêteur, du préfet et du conseil d’État alors que Ségolène Royal, ministre de l’Écologie a dit son opposition au site envisagé, entre deux zones Natura 2000, à environ sept kilomètres au large de Lannion et Locquirec (29).
Hier, l’opérateur a annoncé qu’il revoyait à la baisse son projet (ci-dessous). La fin du maërl Le produit recherché, ce sont en l’occurrence des sables coquilliers ainsi appelés car ils contiennent des débris de coquillages, riches de ce calcaire recherché pour compenser l’acidité des sols agricoles et favoriser les rendements. Ces sables ont longtemps été négligés car la Bretagne possédait un véritable trésor sous-marin, le maërl. Au fil de millions d’années, ce gisement s’est constitué de débris d’une algue marine ayant la particularité de laisser derrière elle une sorte de squelette calcaire, très riche en minéraux dont le calcium et le magnésium.
Pendant des décennies, c’est le fameux maërl des Glénan (29) mais également de la baie de Saint-Brieuc et d’autres sites plus confidentiels qui ont assuré les meilleurs amendements. Mais au tournant du siècle, deux éléments allaient se conjuguer pour mettre fin à l’exploitation. D’abord des relevés bathymétriques indiquant que l’exploitation du maërl avait creusé un véritable canyon sous-marin aux Glénan. Mais surtout, on prit soudain conscience du rôle éminemment écologique du maërl, dont les anfractuosités constituent une nurserie pour les micro-organismes et les larves de plusieurs espèces nobles, de la coquille saint-jacques au turbot.
Après une longue controverse entre exploitant (200 emplois) et administration, l’extraction fut définitivement arrêtée et le maërl classé « habitat d’intérêt communautaire » par le Grenelle de l’Environnement.
Le Peuple des Dunes en force.....

Lire l’article complet ...



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP