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La tension monte chez les pêcheurs

Dernière mise à jour le lundi 26 mai 2014

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 26 Mai 2014
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Ailes Marines, consortium choisi par l’État pour construire et exploiter le champ éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc, étudie la possibilité de changer le type de fondation qui soutiendra les mâts des éoliennes. La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le monde de la pêche, qui est aussitôt monté au créneau.

Le consortium Ailes Marines ne s’est pas fait que des amis cette semaine. Mardi, le porteur du projet de champ éolien offshore de Saint-Brieuc a en effet annoncé qu’à la suite des études géotechniques menées sur le sous-sol de la baie, il étudiait la possibilité de changer le type de fondation qui soutiendra les mâts des éoliennes. Jusque-là privilégiée, la solution « jacket » (un treillis métallique fixé au sol par des pieux) est désormais en concurrence avec le « gravitaire », d’énormes blocs de béton flottants, semi-flottants ou posés au fond de l’eau. Cette nouvelle a tôt fait de mettre le monde de la pêche vent debout.

« On se sent trahis »

« Que les choses soient bien claires : nous ne voulons pas de gravitaire ; c’est hors de question », a martelé Alain Coudray, président du comité départemental des pêches des Côtes-d’Armor, hier après-midi. À ses côtés, Pascal Lecler, son homologue brétillien, était tout aussi ferme. « On se sent trahis. On a travaillé pour rien pendant cinq ans. Depuis le début, on dit que c’est le jacket ou rien. Et on nous annonce, à un mois de la date butoir, que l’accord de départ ne tient plus. Ce n’est pas sérieux ».

Pour les deux hommes, remontés comme des pendules, la solution gravitaire serait catastrophique en termes d’écologie. « La surface à préparer serait de 330.000 m² pour les 100 éoliennes prévues, soit la superficie de 66 terrains de foot ! Ce serait la mort de notre métier. Avec le jacket, l’impact sur la faune et la destruction des habitats serait 25 fois moins important. C’est pourquoi nous avons toujours milité pour cette solution et soutenu le projet Ailes Marines ».

Risque de recours

Alain Coudray, qui menace déjà de cesser toute collaboration avec Ailes Marines, précise par ailleurs, à toutes fins utiles, que la modification de son projet exposerait le consortium à des recours judiciaires. « Pourquoi ? Parce que si le jacket est abandonné, il ne répondra tout simplement plus au cahier des charges du dossier qui lui a permis de remporter l’appel d’offres ». Bien décidés à faire valoir leur point de vue, les représentants du monde de la pêche exigent une réunion de crise rapide avec le président d’Ailes Marines, Jonathan Cole. Et ont également demandé à être reçus par les préfets des départements bretons, le préfet de Région, ainsi que Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, qui décidera in fine.

Vers moins de machines ?

De son côté, Emmanuel Rollin, directeur d’Ailes Marines, se veut rassurant. Même si, il en convient, il y a un point de désaccord important avec les pêcheurs en ce moment. « Le succès d’un tel projet repose sur un équilibre entre les solutions techniques, le planning et la rentabilité. Or, la nature des sols ne nous permet pas de respecter le planning prévu avec des fondations jacket. Nous étudions donc toutes les possibilités pour régler le problème et retrouver cet équilibre. Dont la solution gravitaire. Ceci dit, le choix n’est pas encore arrêté. Et nous voulons continuer à travailler sereinement avec le monde de la pêche ».

Jacket ? Gravitaire ? Le verdict tombera début juillet

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