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Saint-Jacques. Son ennemie la pieuvre

Dernière mise à jour le lundi 29 septembre 2014

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 27 septembre 2014
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La coquille Saint-Jacques, dont la pêche débute le 1er octobre, n’a pas toujours été la vedette de la baie de Saint-Brieuc.
Jusqu’en 1962, sa pêche était même anecdotique en raison de la présence de la pieuvre commune. Mais cet hiver-là, le froid a éradiqué le principal prédateur de la Pecten maximus... « La mer gelait. Pendant deux mois, le port du Légué a même été entièrement pris par les glaces ».
L’hiver 1962-1963, considéré comme le plus rude du XXe siècle par les météorologues, Georges Brézellec s’en souvient parfaitement. L’ancien patron pêcheur avait alors 14 ans et il n’a plus jamais vécu une telle période de grand froid.
« À Saint-Quay-Portrieux, la neige est restée au sol pendant des mois », se remémore le retraité. Lui-même fils de pêcheur, ce Quinocéen se rappelle aussi de la révolution qui a suivi pour la profession. « Avant cette date, il y avait énormément de pieuvres en baie de Saint-Brieuc. À tel point que les chalutiers avaient du mal à virer à cause de leurs tentacules. Mais avec cet hiver de glace, toutes ont été détruites ». Et Georges Brézellec de poursuivre : « La pieuvre, c’est le prédateur numéro 1 des coquillages. À partir du moment où elle a disparu, le gisement de coquilles Saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc n’a fait qu’augmenter jusqu’à la fin des années 1960 ».
La marre aux minards Salarié de l’association Vivarmor, Franck Delisle a, lui, découvert l’histoire méconnue de la pieuvre et de la coquille en se promenant du côté de Pléneuf-Val-André (22). « Sur l’îlot du Verdelet, chaque caillou a un nom et il y en a un qui s’appelle la marre aux minards », détaille le naturaliste. « Un jour, un pêcheur m’a raconté que minard signifiait pieuvre en patois breton et qu’autrefois on la pêchait ici ».
Intrigué par l’anecdote, Franck Delisle mènera sa petite enquête et découvrira que la disparition des pieuvres était l’oeuvre de la nature. « Après cette période de grand froid, qui a duré de novembre à mars, les populations ne se sont jamais reconstituées », poursuit le spécialiste de la pêche à pieds. Oursins et praires d’Erquy Le rude hiver 62 a donc marqué un changement de cap pour les pêcheurs briochins. Jusqu’à cette date, leurs bateaux ramenaient surtout des praires et des oursins (il existait même un label de la praire d’Erquy).
Mais à force d’être exploités, les deux gisements ont périclité. « Il y a eu surpêche. Aujourd’hui, l’oursin a quasiment disparu et on trouve beaucoup moins de praires », expose Franck Delisle. La Saint-Jacques se développant, les années 1960 sont pourtant synonymes d’âge d’or pour les pêcheurs briochins. De quelques centaines de tonnes en 1962, les volumes de coquilles débarqués atteignent plus de 12.000 tonnes en 1972. Quant au nombre de navires, il est multiplié par 9 (de 50 à 450) Dix bateaux livrés à Saint-Quay-Portrieux en 1971

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/bretagne/st-jacques-son-ennemie-la-pieuvre-27-09-2014-10359625.php

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