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Santé. L’huître pour mieux comprendre le cancer

Dernière mise à jour le mardi 8 mai 2018

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 06 Mai2018
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Comprendre le développement cellulaire responsable de la croissance des cancers en étudiant l’huître. Pour la première fois, une équipe de chercheurs s’intéresse aux capacités de ce mollusque d’activer ce développement mais aussi et surtout de le désactiver.

« C’est la première fois qu’on regroupe des biologistes marins et des chercheurs en cancérologie pour étudier certains mécanismes de l’huître », assure Charlotte Corporeau, du laboratoire Physiologie des invertébrés de l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer qui coordonne le projet Mollusc, financé par la fondation Arc contre le cancer. Participent aussi l’Université de Bretagne occidentale (UBO), l’Inserm, le CNRS, l’Université de Paris Sud et le Centre méditerranéen de médecine moléculaire C3M. 
« Ce programme ouvre de nouvelles pistes de recherche basées sur les mécanismes ancestraux de l’huître », souligne Catherine Brenner, directrice de recherche au CNRS, spécialisée en oncologie et maladies cardio-vasculaires.
« Il y a des mécanismes communs entre l’huître et le cancer, c’est vraiment surprenant ! ». Régulièrement étudiée pour comprendre les impacts de la pollution sur l’environnement du fait de son fort potentiel d’accumulation de polluants et de métaux lourds, l’huître n’avait encore jamais été scrutée pour ses similitudes avec l’homme en matière de développement cellulaire.
Tout comme l’homme, le mollusque connaît l’effet Warburg, du nom du biologiste Otto Warburg qui a identifié en 1930 ce phénomène de développement cellulaire responsable de la croissance des cancers. Il est pour le moment irréversible chez l’homme. Mais l’huître creuse parviendrait à le contrôler. En laboratoire, les chercheurs de l’Ifremer ont démontré (Journal of Proteomics, 2014) qu’un stress de température bloquait le déclenchement de ce phénomène chez l’huître, une espèce qui contrairement à l’homme n’est pas capable de réguler sa température interne.

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