Ce joli petit poisson a été et reste, pour les connaisseurs, « la conserve de référence » !
Il faut se rappeler qu’elle a été en Bretagne, en Vendée et en Méditerrannée une pourvoyeuse de travail pour la pêche, les ports, la conserverie et ses salariées, et les épiceries !
Elle reste aujourd’hui encore l’une des conserves très prisées par les consommateurs !
Si vous vous intéressez à la sardine en boîte, vous avez très certainement été interpellés par des dénominations du genre « à l’ancienne » et vous vous êtes certainement offusqués de la différence de prix avec une boîte de sardines "quelconque" ?
Pourtant "la préparation à l’ancienne" (frite dans l’huile), assure un résultat gustatif hors du commun comparée aux méthodes industrielles rapides nouvelles (cuisson à la vapeur).
Mode de préparation et de conditionnement de la sardine à l’huile à l’ancienne :
- Seules les sardines très fraîches sont utilisées, les plus petites sont réservées aux conserves "haut de gamme.
- Dès l’arrivée à l’usine, les sardines sont plongées dans un bain de saumure (lavage, écaillage, raffermissement de la chair).
- L’étripage est réalisé par des ouvrières expertes (étêtage et enlevement des viscères)
- Elles sont rangées par taille sur des grilles.
- Elles sont lavées à l’eau, puis séchées à l’air chaud.
- Puis les grilles portant les sardines sont plongées dans un bain d’huile d’arachide à 130 ° durant 3 minutes.
- Les sardines sont égouttées et séchées durant 6 heures.
- Ensuite viennent le parage et la mise en boîte (elles sont raccourcies, coupées, en fonction des boîtes, et disposées dans la boîte, à plat ou sur tranche).
- Remplissage et sertissage (les boîtes passent sous un jet d’huile, d’arachide, d’olive) après quoi les boites sont serties mécaniquement.
- Les boîtes sont ensuite autoclavées et donc stérilisées durant un minimum de 35 minutes.
En 2000 les sardines consommées en France représentaient 13 000 tonnes.