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Solar Impulse : un tour du monde sous haute surveillance

Dernière mise à jour le dimanche 15 février 2015

Article paru
sur le site "Le Figaro" - 12 Février 2015
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Les rangées d’écrans d’ordinateurs alignés avec des panneaux détaillants les rôles des membres de l’équipe Solar Impulse donnent à la salle vitrée un petit air de salle de contrôle des centres spatiaux de Kourou ou de Houston. Avec une particularité étonnante pour ce type de lieu : les fenêtres offrent une vue superbe sur le bleu vif de la mer Méditerranée. A l’invitation du prince Albert II, une bonne partie de l’équipe suisse Solar Impulse pourra surveiller la totalité de la tentative de tour du monde avec escales de l’avion solaire depuis ce centre de contrôle flambant neuf qui a été installé dans les locaux de l’Auditorium Rainier III au cœur de la principauté de Monaco.

L’immense avion solaire suisse Solar Impulse 2 est actuellement en attente à Abu Dhabi, point de départ d’un tour du monde qui devrait démarrer le 1er mars prochain. Ses deux pilotes, qui se succéderont aux commande de l’étrange appareil, le célèbre aventurier Bertrand Piccard et le pilote professionnel André Borschberg, étaient cette semaine à Monaco pour inaugurer ce tout nouveau centre de contrôle, financé par la Principauté de Monaco, la Fondation Prince Albert II et MoëtHennessy, nouveau sponsor de l’aventure Solar Impulse.

L’installation d’un centre de contrôle qui sera actif 24h/24 a été rendue indispensable par les très longues étapes transocéaniques, au dessus du Pacifique et de l’Atlantique. « Ca ne serait pas indispensable avec les étapes continentales de moins de 24 heures, explique André Borschberg. Car quand on décolle le matin, les prévisions météorologiques sont suffisamment fiables pour ne pas avoir de mauvaise surprise en arrivant le soir. En revanche, avec des vols qui vont durer pendant 5 jours et 5 nuits, la météo étudiée lors du départ ne sera plus du tout assez fiable 5 jours après. Il devient indispensable d’avoir un suivi permanent du vol, et d’adapter le routage avec les météorologistes de l’équipes », qui seront installés en permanence au centre de contrôle.

« L’avion peut voler presque indéfiniment, jour et nuit, mais la véritable limite est humaine ».

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