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Thon tropical. Une pêche en question

Dernière mise à jour le vendredi 14 novembre 2014

Article paru
sur le site "" - 00 Novembre 2014
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Scientifiques, politiques, organisations de pêcheurs et ONG vont se pencher, à partir d’aujourd’hui sur les mesures de gestion à mettre en place pour les espèces de thonidés présentes en Atlantique et en Méditerranée. Quel est l’enjeu pour Orthongel ? L’ordre du jour sera dominé par le thon rouge. C’est un sujet important mais Orthongel n’est pas concerné. Nous espérons donc que du temps sera accordé au thon tropical. Nous militons pour la mise en place d’un gel du nombre de DCP au niveau actuel assorti d’un contrôle efficace, le temps que les scientifiques déterminent un niveau d’utilisation raisonnable de ces dispositifs, afin de maintenir une pêche durable. Nous ne sommes pas contre cette technique qui existe depuis l’Antiquité mais nous combattons son industrialisation par certaines flottilles. Ces flottilles sont passées d’un régime de chasse à un régime de cueillette. La France s’est imposée des limites dans l’utilisation de ces DCP mais pas l’Espagne. Pourquoi ? Les armateurs français se préoccupent de ce sujet depuis longtemps. Déjà en 1997, à l’initiative des armateurs français et espagnols, une interdiction de pêcher sur DCP avait été décrétée pendant deux mois dans le golfe de Guinée. Malheureusement, l’expérience ne s’est pas prolongée. En 2011, les craintes exprimées par les scientifiques ont conduit les adhérents d’Orthongel à s’imposer une autolimitation. Désormais, chacun des 22 thoniers senneurs français utilise au maximum 150 balises actives. Mais les autres flottilles n’ont pas suivi. Certaines culminent parfois à plus de 1.000 balises actives. Que demandez-vous ? Nous considérons qu’il est temps d’agir car les armateurs français ne pourront tenir cette position très longtemps. La limitation des captures a une influence négative sur le chiffre d’affaires et le salaire des marins. L’armement Sapmer, fournisseur de Petit Navire, est sur la liste noire

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