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Un navire de l’Ifremer part surveiller la Méditerranée

Dernière mise à jour le mercredi 4 avril 2012

Article paru sur le site "Var Matin" - Jeudi 29 Mars 2012
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Un navire de l’Ifremer part surveiller la Méditerranée

L’Europe a quitté hier le quai du centre océanographique de La Seyne. En partenariat avec l’Agence de l’eau, sa mission est d’aller prendre le pouls de nos eaux côtières

L’Europe, c’est le nom du navire côtier qui est parti hier de l’Ifremer (1), à La Seyne, pour une mission qui s’achèvera le 20 avril. Les huit scientifiques embarqués (2) sont chargés de mener la troisième campagne de surveillance de la qualité des eaux de la Méditerranée. La zone d’études s’étend du large d’Argelès jusqu’à celui de Menton, ainsi qu’en Corse.

Ce projet, né en 2006 et renouvelé tous les trois ans, est mené au titre de la Directive cadre européenne sur l’eau (DCE), dont l’ambition est d’atteindre « un bon état écologique et chimique des masses d’eaux d’ici 2015 ». L’Agence de l’eau le finance en grande partie. Pierre Boissery, en charge des expertises pour l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse, précise les choses : « Notre travail consiste en la compréhension des phénomènes de pollution et de dégradation du milieu marin avant de les faire remonter aux niveaux national et européen, en vue d’accompagner les politiques publiques dans leurs décisions ».

Ces critères engendrant généralement des sommes conséquentes en termes de travaux, d’équipements, de sensibilisation ou de labellisation pour les collectivités, la pertinence de ces études est primordiale.

Des eaux de bonne qualité

Si les précédentes campagnes ont démontré que nos eaux sont globalement de bonne qualité, un bon suivi et de l’anticipation ont démontré qu’elles permettent de faire de grandes économies sur le long terme. « Au lieu de se soigner, mieux vaut de pas tomber malade », résume Pierre Boissery.

Ainsi, pour connaître les niveaux de contamination chimique, Bruno Andral (de l’Ifremer) et son équipe ont deux méthodes à leur disposition : la première consiste à immerger des moules. Ces coquillages sont d’excellent filtreurs. Leurs capacités bioaccumulatrices leur permettent de concentrer différentes substances. Après plusieurs mois, les moules sont récupérées, puis analysées en laboratoire. Elles « captent » plusieurs familles de contaminants : les métalliques, les molécules organiques comme les Poly Chloro Biphényles (PCB), certains pesticides et les hydrocarbures issus des produits pétroliers. La concentration en dit long sur la santé de l’eau. Cette méthodologie est utilisée dans de nombreux pays et reçoit le soutien du programme des Nations Unies pour l’environnement. L’autre outil de mesure, plus récent, est l’échantillonneur passif. A l’aide d’un gel en immersion dans une sorte de cage, il retient les molécules que les moules ne parviennent pas à filtrer, comme certains pesticides.

Mais l’expédition sera aussi l’occasion d’effectuer de nombreux prélèvements, comme autant d’indicateurs : herbiers de posidonie, populations phytoplanctonique, sédiments... Toutes ces nouvelles données viendront alimenter l’immense banque de données exploitée dans toute l’Europe.

1. Ifremer : Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer.

2. L’équipe scientifique est composée d’universitaires et de personnels des Laboratoires Environnement-Ressources Provence-Azur-Corse et Languedoc-Roussillon de l’Ifremer.



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