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Une ferme corallienne de 5 000 boutures à Trou-aux-Biches

Dernière mise à jour le jeudi 8 août 2013

Article paru
sur le site "Le Mauricien" - 05 Août 2013
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Le lagon de Trou-aux-Biches, parmi ceux de l’île à connaître d’intenses activités nautiques, touristiques et de pêche, est doté depuis vendredi dernier d’une ferme de coraux, un projet environnemental impliquant des partenaires locaux (villageois, pêcheurs, opérateurs touristiques) visant à la réhabilitation du site en coraux et, à terme, à améliorer la santé et la biodiversité de l’écosystème marin local.
Financé par le United Nations Development Programme sous le Global Environment Facility Small Grants Programme et bénéficiant de l’assistance technique du Mauritius Institute of Oceanography, ce projet est une initiative d’Experiential Learning Initiative (ELI) Africa, qui ambitionne de placer pas moins de 5 000 fragments de coraux dans ce lagon du littoral nord d’ici fin 2014. Une étude préliminaire menée en mars a conclu que la culture d’une dizaine d’espèces en voie de disparition est nécessaire pour réhabiliter le lagon de Trou-aux-Biches (TAB).
Les travaux d’aménagement ont débuté mercredi dernier par l’installation de structures en tuyaux PVC et d’un système de cordages destinés à retenir les fragments de coraux, pour se terminer vendredi par l’implantation des premières boutures. La pépinière est située à environ 400 mètres de la plage et à 150 mètres des récifs ; elle s’étend sur 50 m2 à une profondeur de 2 mètres d’eau avec possibilité d’être agrandie à 400 m2 à l’avenir. Elle rassemble six unités de production comportant chacune entre 800 et 1 000 boutures.
Pour le Dr Ruby Moothien-Pillay, Principal Research Scientist (Biological Oceanography) au MOI, le projet de ELI Africa est d’autant plus pertinent que déjà en 2009 une étude avait montré que le lagon de TAB avait perdu 50 % de sa population de coraux tabulaires, espèce qui prend beaucoup de temps pour pousser. Ceux-ci en mourant ont laissé la place à une croissance soutenue de coraux branchus, qui, eux, poussent très vite.
Présent lors des travaux jeudi, Le Mauricien a pu constater l’ampleur de la dégradation du lagon, dont le fond demeure désespérément désertique et grisâtre. « Il s’agit maintenant de rééquilibrer les proportions. Toutefois, il faut bien comprendre que s’il est possible de réhabiliter jusqu’à un certain point un lagon, il est en revanche impossible de le restaurer dans toute sa dimension, de recréer la nature telle qu’elle était à l’origine », déclare Mme Moothien-Pillay. D’où l’importance d’impliquer toute la communauté locale dans le présent projet afin d’en garantir la pérennisation.

Participation communautaire
La participation active des habitants de l’endroit ciblé dans des projets environnementaux est justement la philosophie qui guide la mission de ELI Africa, organisation fondée par l’Université de Yale, aux États-Unis, qui organise des séjours d’étudiants dans l’île pour la mise en œuvre de projets éducatifs, de concert avec des communautés locales, des experts et autres partenaires du pays. Avant d’être implémentés sur le terrain ces projets sont élaborés d’abord dans un souci d’empowerment social d’enfants issus de groupes vulnérables et n’ayant pas ou peu d’accès à l’éducation.
ELI Africa prône une pédagogie de l’expérimentation (en anglais hands on learning). À Maurice, elle est présente notamment à Roche-Bois, où elle gère un centre éducatif (voir hors-texte). Nadeem Nazurally, le Lead Project manager de ELI Africa à Maurice, indique que parallèlement à sa portée purement environnementale, le projet a pour objectif d’inculquer parmi les Mauriciens, particulièrement les jeunes générations, la culture de la mer. « ELI Africa a remarqué que cette culture de la mer est paradoxalement absente parmi notre population insulaire ; il n’y a qu’à considérer le nombre de personnes qui ne savent pas nager ou qui n’ont aucune conscience de la nécessité de préserver la beauté et la biodiversité de nos lagons. D’où la volonté d’impliquer les enfants et adolescents membres de l’ELI Africa Education Centre dans une phase ultérieure du projet afin de les responsabiliser vis-à-vis de la valeur de l’écosystème de nos lagons, qui sont leur bien commun. »
Le projet d’études de Nadeem Nazurally, Coral growths and feeding of aquacultured corals, faisant partie de celui en cours, depuis 2008, du Mauritius Institute of Oceanography, c’est tout naturellement que ce jeune diplômé de l’Université de Maurice issu de la première promotion, en 2010, de cours en Marine Science and Technology, a été approché par ELI Africa pour poursuivre la gestion du projet de ferme de coraux. « Trou-aux-Biches constitue un site idéal pour ce type de projet communautaire de réhabilitation du lagon de par sa population significative de pêcheurs vivant de la pêche artisanale et dont le gagne-pain quotidien dépend de la bonne santé du récif corallien ; ses nombreux restaurants et autres petits commerces de nourriture dépendent des prises de poissons pêchés localement pour leurs menus », explique Nadeem Nazurally.
Un constat établi par ELI Africa estime que cette station balnéaire est réputée internationalement pour sa plage, soulignant que la communauté locale tire une grande partie de ses revenus du tourisme, particulièrement de la plongée sous-marine et d’activités plaisancières. Autant d’acteurs locaux qui ont été consultés préalablement lors d’une grande rencontre le 16 juillet dernier en présence du président du conseil de village. « Nous sommes satisfaits du response à notre campagne de sensibilisation ; tous ceux présents ont compris les enjeux environnementaux et socio-économiques du projet et nombre de pêcheurs et de jeunes volontaires nous ont assuré de leur coopération et même proposé de venir nous aider au maintien en état de la ferme de coraux », affirme le Lead Project Manager d’ELI Africa. Celui-ci assurera le monitoring du projet ainsi que le nettoyage régulier du site afin de le débarrasser des petits escargots et autres algues qui pourraient venir s’y loger.
À terme, lorsque les boutures auront atteint la taille souhaitée pour leur transplantation, elles seront implantées dans d’autres endroits pour repeupler le lagon. ELI Africa envisage la tenue de causeries mensuelles à l’intention de la communauté locale de Trou-aux-Biches sur le rôle qu’ils sont appelés à jouer pour la viabilité du projet. D’autre part, ses jeunes adhérents débuteront leur apprentissage expérimental en bénéficiant dans un premier temps de cours de natation/plongée sous-marine pour ensuite apprendre les rudiments de la vie marine et de la maintenance d’une ferme de coraux.

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